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A l’approche du scrutin du 27 octobre, des militants israéliens rêvent de repousser les frontières de leur pays au Liban, en Syrie et à Gaza. Ils cherchent à transformer les avancées militaires du pays en nouvelles colonies juives.

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Daniella Weiss, dirigeante du mouvement Nachala, qui prône la réinstallation de colons israéliens à Gaza, lors d’une marche près de la frontière, près du kibboutz Nir Am (Israël), le 22 avril 2026. Daniella Weiss, dirigeante du mouvement Nachala, qui prône la réinstallation de colons israéliens à Gaza, lors d’une marche près de la frontière, près du kibboutz Nir Am (Israël), le 22 avril 2026.

Alon est haut comme trois pommes. Il a les joues pleines du jeune âge et le confort de l’enfance ordinaire. Ce n’est qu’un gamin, mais déjà, son petit village, Misgav Am, accroché à la frontière israélo-libanaise, ne lui suffit plus : il rêve chaque soir des montagnes libanaises. « On ne peut pas, c’est dangereux. L’ennemi est là », lui répète sa mère… Jusqu’à cette nuit victorieuse où son oncle Erez, soldat de l’armée israélienne, lui annonce : « Le Liban est à nous ! » Alon et les siens y vécurent heureux et fiers, bâtissant leurs maisons sur des ruines désormais leurs.

Cette histoire pour enfants pourrait n’être qu’un conte de mauvais goût s’il ne recouvrait pas une réalité bien tangible, empreinte de guerre et de destructions. Ecrit et édité par Amos Azaria, professeur d’informatique à l’université d’Ariel, colonie située en Cisjordanie occupée, et idéologue du Grand Israël, Alon et le Liban (éditions Uri Tzafon, 2024) décline une conception biblique du territoire qui, dans sa version la plus maximaliste, repousse les frontières de l’Etat hébreu « du Nil à l’Euphrate ». Il entend façonner l’opinion des enfants de ces partisans, avant de rejoindre les étagères de leurs aînés, parmi lesquels Ori Plasse, 51 ans, agriculteur et militant à ses heures perdues.

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