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Dans le contexte où de nombreux Américains sont à la recherche des certificats de naissance de leurs ancêtres canadiens, le Nouveau-Brunswick innove pour mieux répondre aux demandes croissantes. La province lance une plateforme de recherche des statistiques de l’état civil avec laquelle des archivistes pourraient gagner des centaines d’heures de travail.
Plus de 1,2 million d'éléments relatant l’histoire néo-brunswickoise sont stockés au sous-sol des Archives provinciales.
Depuis quelques mois, les Américains sont de plus en plus nombreux à vouloir consulter des documents.
Des changements récents à une loi fédérale poussent de nombreux Américains, ayant des ancêtres nés au Canada, à demander la citoyenneté canadienne.
On ne manque pas d'ouvrage ici. L’histoire se produit chaque jour, affirme l'archiviste Gregory Sides.

Gregory Sides est archiviste aux Archives provinciales.
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin
Depuis les changements législatifs fédéraux, d’après l’archiviste provinciale, Joanna Aiton Kerr, l’organisme en question reçoit de 500 à 700 demandes par mois concernant la citoyenneté.
En juin, c’était presque le double comparativement à avril.
Une nouvelle plateforme
Dans ce contexte, la plateforme en ligne de recherche des statistiques de l’état civil a récemment fait peau neuve. Il s’agit d’un outil pour trouver notamment les documents portant sur les naissances, les mariages et les décès.
La plateforme permettra sous peu d’effectuer des paiements en ligne.
D’autres fonctionnalités vont également faciliter la tâche des archivistes.
Il y a une fonctionnalité en ligne pour générer les copies certifiées, automatiquement, en fonction de la demande. Ça nous épargne de faire une impression, de faire une copie manuellement et de faire signer la copie, de mettre dans une enveloppe puis de mettre à la poste. Tout ça sera remplacé par une version automatique en ligne, fait valoir Gregory Slides.
Avec ce nouveau système, les archivistes croient pouvoir réduire d’environ 500 heures par mois leurs tâches pour répondre aux demandes des Américains.

Le nouveau système pourrait permettre aux archivistes d'économiser environ 500 heures de travail par mois.
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin
Le vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, René Legacy, croit que l’économie de temps prévu chez les archivistes profitera à de nombreux Néo-Brunswickois.
Ça libère les employés pour faire d’autres choses. Et il y a encore beaucoup d’ouvrage à faire, lance-t-il.
Les archivistes espèrent investir ce temps pour rendre le patrimoine plus accessible au Néo-Brunswickois. Par exemple, en analysant davantage de documents historiques qui ont besoin de descriptions.


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