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Les portes du Partage Saint-François débordent en raison d’un intérêt croissant pour le programme de Travail Alternatif Payé à la Journée (TAPAJ), une initiative qui permet à des personnes en situation de vulnérabilité d’obtenir du travail rémunéré. L’organisme communautaire lance un appel aux entrepreneurs et citoyens qui pourraient avoir besoin des « TAPAJeurs », particulièrement en vue de la saison hivernale.
[Malgré les changements de saison], nos TAPAJeurs sont encore là, ils veulent encore travailler. On en a besoin autant l’été, l’automne que l’hiver. L’idée c’est d’aller chercher des partenaires employeurs supplémentaires pour être en mesure de combler les places qui nous restent de disponibles, explique l'intervenante responsable des plateaux de travail TAPAJ, Élisabeth Barbin.

Élisabeth Barbin est intervenante responsable des plateaux de travail TAPAJ.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
Le Partage Saint-François peut entre autres compter sur l’aide de la ferme Ste-Catherine, à Sherbrooke. Anne Forget dirige la ferme Ste-Catherine à Sherbrooke. Mardi, elle accueillera deux TAPAJeurs.
C'est valorisant pour eux, mais c'est valorisant pour nous aussi de voir qu'on leur a apporté un peu de douceur dans la journée.
Ces gens qui viennent cueillir, qui passent un avant-midi et qui nous disent qu'ils auraient fait la journée entière, c'est tellement l'fun!

La ferme Sainte-Catherine se situe à Sherbrooke.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
Grâce à un soutien financier de 90 000 $ de la part de Québec sur une période de quatre ans à Moisson Estrie, l’organisme voué à la réduction du gaspillage alimentaire rémunère les tapageurs-cueilleurs de bleuets embauchés par la ferme Ste-Catherine, tout en se procurant des litres de fruits pour les redistribuer en aide alimentaire.
Une association entre Moisson Estrie et le Partage Saint-François a tout son sens. Clairement, l’aide alimentaire et la question de la lutte contre l'itinérance sont deux éléments sur lesquels cette complémentarité d’organisation est évidente, explique Christian Bibeau, directeur général de Moisson Estrie.
Des dizaines de personnes font la file
Les nouveaux venus sont priorisés pour le projet TAPAJ. Lundi matin, 9h, la pluie du mois d’août ne dissuade pas la vingtaine de personnes venue faire la file dans l’espoir d’avoir de l’ouvrage cette semaine. Dans la file, Émile Morin-Larivière revient au Partage Saint-François pour une troisième semaine d’affilée.
J'ai trouvé ça hyper stimulant. Ça m'a permis de me sentir valorisé, utile.

Émile Morin-Larivière est de retour au Partage Saint-François pour une troisième semaine.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
Il y a beaucoup de gens qui ont des difficultés à arrondir leurs fins de mois. Ils cherchent un peu d'espoir ici et ils se butent à une porte fermée, parce qu'ils sont limités dans ce qui leur est offert, estime-t-il.
Environ 200 personnes ont pourvu des postes à la journée grâce au programme TAPAJ dans la dernière année.


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