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La cheffe de l'opposition officielle de la Nouvelle-Écosse s'en prend au déficit de 1,4 milliard $ du gouvernement, qui, selon elle, est en partie dû à des dépenses non autorisées par l'Assemblée législative.
Claudia Chender a indiqué vendredi que le Parti progressiste-conservateur avait pris le pouvoir avec un excédent budgétaire, et maintenant, pour la première fois en 30 ans, le gouvernement conservateur nous a conduits à un déficit historique qui a entraîné la première dégradation de la cote de crédit depuis 1993.
Au début du mois, l'agence de notation S&P Global a abaissé la note de la dette à long terme et de la dette senior non garantie de la Nouvelle-Écosse de AA- à A+, prévoyant que les déficits des deux prochaines années augmenteront le besoin d'emprunter de l'argent.
La cheffe du parti a soutenu qu'il était irresponsable de la part du gouvernement progressiste-conservateur de dépenser environ un milliard de dollars par an qui ne sont pas inclus dans les budgets annuels.
La vérificatrice générale de la province a souligné que le gouvernement du premier ministre Tim Houston avait dépensé 6,7 milliards $ en dehors du processus budgétaire depuis l'exercice 2020-2021, dont 1,6 milliard $ en 2024-2025.
Nous avons constaté un certain nombre de contrats non soumis à appel d'offres et un certain nombre de décisions (financières) prises apparemment à huis clos, avec de moins en moins de transparence quant à la manière dont les dépenses sont effectuées, a expliqué Mme Chender.
La province devrait publier son nouveau budget lors de la session législative qui débutera le 23 février.
Le ministre des Finances, John Lohr, a reconnu le déficit important de la province après une réunion du cabinet jeudi, et que la récente dégradation de la note de crédit était révélatrice de l'impact de la pression économique mondiale de l'année dernière sur l'économie provinciale.
Je pense que cela vaut probablement aussi pour d'autres provinces canadiennes, que le ralentissement économique mondial et les tensions économiques mondiales de l'année dernière ont un impact négatif, a-t-il déclaré.
M. Lohr a ajouté que, dans l'intervalle, la province continuait d'investir des montants records dans les soins de santé, le logement et les mesures d'abordabilité.
Nous nous attaquons à ce que j'appellerais des travaux d'entretien différés, qui n'ont tout simplement pas été effectués dans ces domaines, a-t-il précisé.

Le ministre des Finances de la Nouvelle-Écosse, John Lohr, affirme que la dégradation de la note de crédit de la province est révélatrice de la pression économique mondiale sur l'économie de la Nouvelle-Écosse.
Photo : Gouvernement de la Nouvelle-Écosse
Le ministre est resté discret jeudi sur le contenu du budget qui n'a pas encore été présenté.
Mme Chender a souligné que le gouvernement se devait, envers les Néo-Écossais, d'utiliser ce budget pour répondre aux besoins non satisfaits en matière d'accès aux soins de santé et pour rendre le logement et le chauffage plus abordables.
Ce budget doit produire les résultats promis aux Néo-Écossais. Le chauffage, les soins de santé et le logement ne sont pas des luxes, a-t-elle ajouté.
Mme Chender n'a pas voulu dire directement s'il y avait des programmes ou des services spécifiques que la province devrait supprimer afin de réaliser des économies.
Je pense que nous pouvons nous demander ce qui est souhaitable et ce qui est indispensable, a mentionné Mme Chender.
Ce gouvernement dépense beaucoup d'argent en vidéos et en brochures sur papier glacé pour convaincre les Néo-Écossais de quelque chose qui n'a en réalité aucun impact sur leur vie et n'améliore pas notre budget, a-t-elle précisé.


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