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Roman Kamyshnyy est condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 25 ans.
En juin, il avait été reconnu coupable du meurtre au premier degré de deux garçons à Saint-Jean le 29 janvier 2025.
Ces deux garçons, ce sont ses propres fils, une information qui n’est pas nouvelle, mais qui ne peut être publiée que depuis peu. En effet, ce n’est qu’après l’audience de juin qu’un juge a clarifié un interdit de publication pour permettre le dévoilement de cette information.
L'identité des victimes est toutefois toujours frappée d’un interdit de publication.
Les deux garçons, qui avaient 10 et 17 ans le jour de leur mort, ont été poignardés à de multiples reprises.
La peine de Roman Kamyshnyy comprend aussi quelques interdictions.
Il lui est interdit d’avoir des armes à feu et de communiquer avec son ex-femme et la famille de cette dernière.
Avant la clarification de l’interdit de publication, elle était connue publiquement comme la témoin A. Il nous est maintenant permis de dire qu'il s’agit de la mère des deux garçons. Par contre, son identité, tout comme son lieu de résidence, sont toujours soumis à un interdit de publication.
Le juge a dit, dans le prononcé de la peine, que les meurtres commis par Roman Kamyshnyy constituent une forme de violence familiale.
Un très long et douloureux chapitre
À la sortie du palais de justice, l’avocat Mel Norton, qui représente l’ex-femme du meurtrier, a lu une déclaration en son nom.
Aujourd’hui marque la fin d’un très long et douloureux chapitre. Aucune peine ne peut changer ce qui est arrivé ou ce qui m’a été pris, a-t-il lu en anglais.

Mel Norton représente l'ex-épouse de M. Kamyshnyy.
Photo : Radio-Canada / Frederic Cammarano
Dans la déclaration livrée par son avocat, l’ex-épouse de M. Kamyshnyy affirme qu’elle est soulagée que justice ait été rendue.
Elle déclare aussi qu’elle espère qu’on se souviendra de ses enfants pour ce qu’ils ont fait avant leur mort et non seulement par l’entremise des procédures judiciaires.
Mes enfants sont la plus grande joie de ma vie, a lu Mel Norton au nom de l’ex-femme du meurtrier, qui déclare vouloir commencer à rebâtir sa vie.
Une communauté très fortement ébranlée
Plusieurs personnes ont aussi déposé des déclarations. Une seule déclaration a toutefois été lue en intégralité lors de l’audience. C’est l’avocat Mel Norton qui s’est chargé de la préparer et de la lire au nom de la communauté de Saint-Jean.
Saint-Jean est après tout une ville où beaucoup de gens se connaissent, dit-il.
Et, ces meurtres viennent ébranler certaines notions de sécurité qui paraissaient évidentes pour les Saint-Jeannois, comme la sécurité du foyer familial et la sécurité des quartiers résidentiels, a-t-il relayé.
Parmi les autres déclarations déposées, plusieurs ont été citées par le juge lors du prononcé de la peine, y comprend celle de la mère de l'ancienne épouse du meurtrier.
Cet événement a détruit nos vies, a-t-elle écrit.
Roman Kamyshnyy a pris la parole
Roman Kamyshnyy a choisi de s’adresser au tribunal avant le prononcé de sa peine.
D’abord, il est revenu sur ses troubles de mémoire. Il a affirmé pendant le procès ne pas pouvoir se souvenir des événements, lui qui avait essayé de s’enlever la vie avec une cloueuse après les meurtres.
Puis, il a parlé des guerres qu’il a endurées en Ukraine, son pays d’origine. Il n’a fait mention de ses enfants que lorsque le juge lui a posé la question, évoquant une période difficile pour lui.
Il a aussi jeté un certain blâme sur son ex-femme, ce que le juge lui avait interdit de faire et qui a mené à la fin de son allocution.


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