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Bruno Marchand, le maire de la Ville de Québec, estime que ses rencontres avec les administrations municipales de Calgary et d'Edmonton ont été enrichissantes.
Je repars avec un paquet d'idées à mettre en place, dit-il.
Le premier objectif de sa visite était d’évaluer la façon dont les deux grandes villes albertaines ont lancé leurs grands projets d'infrastructures, notamment ceux liés à l’expansion de leur réseau de trains légers.
Depuis plusieurs années, Calgary et Edmonton investissent dans ces expansions, mais elles n'ont pas lieu sans difficulté, incluant des vices de construction et des retards.
Le maire de Québec souhaite toutefois s'inspirer à la fois des erreurs et des bonnes pratiques mises en place, notamment en matière de planification à long terme.
À Québec, on est dans un mode où l'on fait une étape, puis on se demande ce qui va arriver après. Or, la meilleure planification, c'est celle qui nous amène 15, 20 ou 25 ans d'avance pour être capable d'être prévisible, pour être capable de travailler à bien faire les choses, constate-t-il.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a rencontré le maire de Calgary, Jeromy Farkas.
Photo : Radio-Canada
Il a aussi remarqué que Calgary et Edmonton parviennent à obtenir l'adhésion et la mobilisation de leurs citoyens grâce à leurs plans de communication souvent lancés en amont du projet et non pas quand il commence.
De son propre constat, il estime désormais que ne communiquer que lors du lancement d'un projet peut favoriser la désinformation, la mécompréhension, voire les théories complotistes.
On a à apprendre de vous pour être encore plus proactifs à communiquer et on a pris des notes et je souhaite qu'on invite certains de vos experts chez nous pour qu'ils parlent à nos équipes, ajoute-t-il.
Le maire de Québec est toutefois surpris que ni Calgary ni Edmonton n'offrent de compensation aux commerçants touchés par les travaux. Ces derniers entraînent généralement la fermeture de routes ou de trottoirs ainsi que des déviations, faisant en sorte que les commerces perdent une bonne partie de leur clientèle.
Ça me surprend parce qu'on sait que, pour les commerçants, il y a des conséquences, notamment financières.
Il raconte que le système de compensation des commerçants de la Ville de Québec, évalué à 30 millions $, est généreux.
Ça ne compense pas tout, mais ça compense une partie, conclut-il.
Avec les informations de Fuat Seker et de l'émission La croisée


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