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Par Le Figaro avec AFP
Le 16 avril 2026 à 13h43

La compagnie prévoit dans un premier temps sept allers/retours par jour entre Turin et Naples et deux entre Turin et Venise, à des tarifs compétitifs, pour monter ensuite à neuf sur le premier trajet et à quatre sur le second.
Passer la publicité Passer la publicitéLa SNCF compte lancer ses premières lignes de TGV en Italie en septembre 2027 en reliant Turin (nord) à Naples (sud) et Turin à Venise (est), a indiqué jeudi Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, une filiale du groupe français. La société prévoit dans un premier temps sept allers/retours par jour entre Turin et Naples et deux entre Turin et Venise, à des tarifs compétitifs, pour monter ensuite à neuf sur le premier trajet et à quatre sur le second. La SNCF n'est pour l'instant active que sur la ligne internationale Milan-Turin-Paris.
«On pense que sur le marché italien, il y a de la place pour pouvoir avoir un troisième opérateur, complémentaire des deux qui existent», Trenitalia et Italo, a dit Christophe Fanichet à des journalistes lors d'un passage à Rome, en présentant le projet intitulé «Allegro». Après des reports, la SNCF a gagné début mars un recours contre l'opérateur du réseau local, Rete Ferroviaria Italiana (RFI), qui doit lui proposer des créneaux de circulation pendant dix ans.
Abaisser «les prix de la grande vitesse en Italie de 15 à 20%»
«Le projet que nous portons est un projet dans lequel on va faire des prix bas et plus bas que les deux opérateurs actuels. Tout simplement parce que nous allons arriver avec des trains neufs, des TGV qu'on appelle M en France, des TGV à deux étages», a poursuivi Christophe Fanichet. Ces TGV «permettent d'avoir 40% de voyageurs supplémentaires», et de répartir les coûts sur ces voyageurs supplémentaires, a-t-il expliqué.
La SNCF prévoit de «redonner une partie du gain» aux clients en «abaissant les prix de la grande vitesse en Italie de 15 à 20% par rapport à ce qui se fait aujourd'hui», a assuré Christophe Fanichet. Selon le PDG de SNCF voyageurs «il y a un appétit de trains» qui se développe en Europe, mais moins en Italie. «Et on pense qu'un projet tel que le nôtre, avec des prix bas, peut relancer cette dynamique avec sept millions de voyageurs supplémentaires» dans la péninsule, a-t-il dit.
L'arrivée de la SNCF en Italie passera par le recrutement d'environ 400 personnes localement «des agents de maintenance, des conducteurs, des contrôleurs, l'ensemble des personnels pour faire rouler un train». La société prévoit «près de 800 millions d'euros» d'investissement dans «15 nouveaux trains neufs TGVM, les dernières technologies, les derniers designs, les dernières qualités de services possibles», a déclaré Christophe Fanichet.


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