Face à des centres urbains toujours plus chers et à une population qui continue de croître, la construction se déplace vers les agglomérations. La question de départ n’est pas aussi simple qu’elle le semble: qu’appelle-t-on encore la périphérie? Avec un paramètre à garder en toile de fond: le climat.
Et si la périphérie n’existait plus vraiment? Ou, du moins, plus comme cette couronne uniforme que l’on dessinait autrefois autour des villes. C’est l’un des constats du B4B Forum, organisé le 2 septembre à Lausanne. «La périphérie n’est plus un choix par défaut, mais une véritable opportunité d’investissement, qui requiert plus de rigueur dans l’analyse qu’une opportunité au centre-ville», a résumé Julian Reymond, CEO de Realstone, organisateur de ce forum. L’enjeu est de taille. La Suisse continue de gagner des habitants tandis que son parc immobilier peine à suivre: le taux de vacance national s’est établi à 1% en 2025, et à 0,89% dans le canton de Vaud, son plus bas niveau depuis 2017. Dans le même temps, les centres deviennent financièrement inaccessibles à une part croissante de la population. Thomas Veraguth, stratégiste chez UBS, le rappelle: «Financer un appartement de 60 m² au centre de Zurich représente plus de quarante années de revenus; Genève se situe à peine en dessous.»


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