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La Nouvelle-Écosse ordonne à ses employés qui sont en télétravail en totalité ou en partie de revenir travailler à partir des bureaux gouvernementaux au plus tard le 20 avril.
L’ordre, émis vendredi par le gouvernement, aura un impact sur plus de 2500 employés, selon le syndicat NSGEU (Nova Scotia Government and General Employees), qui représente les travailleurs de la fonction publique provinciale.
Ces travailleurs, souligne le syndicat, ont modelé leur vie autour du télétravail dans les six dernières années, et même plus longtemps, puisque des arrangements de travail flexibles existaient avant que la pandémie de COVID-19 rende la pratique plus répandue.

Sandra Mullen est présidente du syndicat NSGEU, qui représente des travailleurs du gouvernement et des services publics en Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Pat Callaghan
Ce changement reflète notre engagement continu envers la collaboration, l’excellence du service et de fortes connexions entre les équipes, tout en favorisant l’uniformité au sein de la fonction publique, affirme le ministère des Opportunités et du Développement social de la Nouvelle-Écosse dans un mémo envoyé vendredi aux employés.
Sandra Mullen, présidente du syndicat NSGEU, associe la décision à l’aveu récent, par le premier ministre Tim Houston, que le déficit de la province a augmenté davantage que prévu, au point d’atteindre 1,4 milliard de dollars.
Elle y perçoit donc une incohérence. Je pense que cela coûtera plus cher au gouvernement, dit-elle.
Sandra Mullen entrevoit par ailleurs des problèmes logistiques.
Certains travailleurs assignés au télétravail ont profité de ces conditions d’emploi pour se reloger à des endroits où c’était plus abordable, mais qui sont éloignés des bureaux du gouvernement, souligne-t-elle.
La moitié des employés en télétravail sont dans la grande région d’Halifax, estime Sandra Mullen.
Elle soupçonne que le gouvernement cherche à augmenter la fréquentation en semaine du centre-ville, en dépit des sérieux problèmes de congestion routière qui accablent la capitale provinciale.
La Commission de la fonction publique de la Nouvelle-Écosse a indiqué vendredi que la province compte environ 13 000 fonctionnaires. Dans un courriel, Ama Lorenz, responsable des communications, affirme que des arrangements flexibles de travail sont encore possibles, mais sous la forme de semaines de travail modifiées.
D’après le reportage de Richard Cuthbertson (CBC)


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