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Lucienne Châteauneuf, pigiste et ancienne directrice générale de la Fédération des aînés franco-manitobains (FAFM), a passé 48 heures à Thompson, dans le nord du Manitoba, pour établir un contact avec les aînés francophones isolés ou vulnérables de la communauté.
Notre objectif, évidemment, ce n’est pas de nous imposer dans la communauté. Alors, on va aller chercher des partenaires. Là, j'ai pu voir qui sont les organismes clés. Il y a des résidences pour personnes âgées, entre autres, avec qui j'ai pris un contact initial, explique Lucienne Châteauneuf.
Le voyage, organisé par la Société de la francophonie manitobaine, a été utilisé par la FAFM pour faire rayonner son Projet d’initiatives communautaires pour aînés (PICA) qui vise à améliorer de façon durable le quotidien des personnes aînées francophones.
Le projet cible quelques communautés bilingues, comme Saint-Lazare ou Saint-Laurent, mais également des communautés anglophones, dont Thompson. Alors, c'est là que c’est un défi, reconnaît la représentante de l’organisme franco-manitobain, qui n'est pas en mesure de savoir combien d'aînés francophones habitent dans la région.
Lucienne Châteauneuf affirme qu'elle doit souvent revoir sa stratégie pour rejoindre les francophones éparpillés à Thompson. On a besoin que les cadres des résidences pour aînés nous donnent des pistes pour faciliter la participation [des francophones] qui sont dans leur résidence, souligne-t-elle.
Selon elle, des activités qui n’ont pas besoin d’être compliquées pourraient améliorer les choses. Dans certaines autres communautés, ça va être aussi simple que d'être référé à un service en français, soit pour des questions de santé, soit pour un testament, dit Lucienne Châteauneuf.
En se rendant dans le nord, Lucienne Châteauneuf aurait notamment voulu rencontrer des aînés francophones. Je n'ai pas réussi à faire ce que j'aurais souhaité faire juste parce que le séjour était court, admet-elle.
Trouver des champions
Malgré tout, elle ne considère pas le voyage comme un échec, mais plutôt comme une occasion d’avancer autrement.
C’est fort probable que la FAFM envoie une autre équipe à Thompson. J’aimerais qu’on rencontre la communauté anglophone et leur parler dans leur langue, c’est comme ça qu’on peut avoir des partenaires, fait-elle remarquer. Je pense qu'il va nous falloir un champion, que ce soit à Thompson ou bien dans une autre communauté. Il nous faut une personne clé, une personne qui va avoir le projet à cœur et puis qui va comprendre l'importance de ce projet-là.
Le projet PICA n’en est qu’à la première de ses trois phases et prendra fin en 2030.
Là, on a passé la première année, qui était surtout la mise [sur] pied, le développement, la construction du projet. Il nous reste encore du temps, explique Lucienne Châteauneuf, qui va pouvoir compter sur son successeur à la tête de l'organisme, Eric Léonard.


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