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La CSN présente son plan pour contrer la « dévitalisation » de la région

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Le Conseil central de la CSN (CCATNQ) demande aux futurs élus à Québec de s’attaquer à la dévitalisation qui frappe l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec.

Il s’agit du thème central de la plateforme de revendications dévoilée mardi, à Val-d’Or. Celle-ci a été élaborée à l’issue d’une consultation menée auprès des syndicats affiliés dans la région, regroupant quelque 7000 membres.

Derrière nos revendications, il y a la volonté de permettre à nos régions de vivre, de croître et de retenir leur monde, explique Félix Antoine-Lafleur, président du Conseil central. La dévitalisation, ça a des impacts concrets. Les chiffres démontrent qu’on est menacé de voir notre population diminuer et il n’y a personne qui veut ça. Moins de monde, c’est moins de services, donc des milieux encore moins attirants. C’est un cercle vicieux. On veut un territoire vivant, pas un territoire qui survit.

La CSN propose des solutions concrètes dans plusieurs secteurs clés, tels que les services de garde, la santé, l’éducation, le logement et l’immigration.

Mais pour que la région puisse renverser la vapeur, le Conseil central demande aussi un meilleur financement des services publics et une réelle décentralisation des pouvoirs, avec le retour d’une instance régionale de concertation.

Des véhicules circulant sur la 2e Avenue à Val-d'Or, un passant qui traverse une intersection et un autre passant qui attend pour traverser à un autre coin de rue.

Le Conseil central craint une diminution de la population de l'Abitibi-Témiscamingue dans les prochaines années. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Clara Fortin

Celle-ci pourrait gérer une enveloppe consacrée au développement régional, financée par les redevances sur les ressources naturelles.

Quand les décisions sont prises à l’extérieur, ça ne tient pas compte de nos réalités d’ici, fait valoir Félix-Antoine Lafleur. On l’a vécu avec une absence de voix au Conseil des ministres. Plutôt que d’adapter des programmes pour la région, donnez-nous les sommes et les tribunes et on les gérera en tenant compte de notre réalité.

Lutte au navettage

La CSN propose par ailleurs de s’attaquer au navettage en mettant en place un système qui imposera des pénalités aux entreprises qui refusent de modifier leurs méthodes.

Ces pénalités serviront à financer des mesures de soutien aux entreprises pour garder et développer de la main-d’œuvre locale, précise le président. Ça peut passer par de la formation ou du soutien à l’installation. C’est un modèle qui peut fonctionner.

Pas d’appui officiel

Comme c’est prévu dans ses statuts, le Conseil central n'appuiera pas l’un ou l’autre des partis ou des candidats pour le scrutin du 5 octobre.

On espère des engagements, mais on demeure lucides et on constate à la lumière de nos rencontres avec eux que nous contribuons davantage à nourrir leur réflexion, souligne M. Lafleur. Ce qu’on dit aux gens, c’est : “Prenez notre plateforme et comparez-la à ce qui est proposé.” Ils pourront ainsi faire leur choix par eux-mêmes.

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