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Six partenaires du projet ont annoncé récemment le report de l’ouverture de la Maison de la Francophonie à Regina et l’abandon de l’achat de l’édifice situé au 1919, rue Rose. Cette décision, motivée par des considérations financières, survient alors que l'initiative faisait l'objet de critiques au sein de la communauté.
Une pétition a été signée par 68 membres de la communauté pour réclamer la tenue d’une assemblée générale extraordinaire (AGE) de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) au sujet de ce dossier.
Cependant, le report de l’ouverture du projet ne signifie pas pour autant un report de l’assemblée, estime Robert Lepage.
C’est un gros projet qui nécessite une discussion de fond par tous ces membres
M. Lepage rappelle que le Centre scolaire communautaire de Regina fait déjà office de siège pour plusieurs associations.
Dans six communiqués conjoints publiés vendredi soir, les partenaires ont affirmé que l’initiative de la Maison de la Francophonie demeurait bien vivante. On se donne jusqu’en 2028 pour des raisons financières, purement administratives et politiques , affirme Alexandre Chartier, directeur général de la Société historique de la Saskatchewan (SHS).
Sylvie Bergeron, qui avait lancé la pétition en juillet, souhaite que cette assemblée extraordinaire se tienne avant les élections communautaires de l’ACF en octobre.
C'est bon de sensibiliser les dirigeants actuels et futurs aux enjeux que représente la Maison de la francophonie pour toute la communauté , souligne-t-elle.
L’AGE aurait pour objectif de faire le point sur le projet et de répondre aux questions qui inquiètent la base, notamment quant à l'impact sur le financement des infrastructures scolaires. Lundi après-midi, un suivi concernant la demande officielle de tenue de cette assemblée a d'ailleurs été transmis par Sylvie Bergeron.
Un projet aux enjeux économiques
Les communiqués publiés vendredi évoquent des contraintes financières majeures. D’après Alexandre Chartier, l’une des principales raisons de ce recul est le gel des fonds destinés aux espaces communautaires et scolaires de la part de Patrimoine Canada, dans un contexte de restrictions budgétaires et géopolitiques.
Le projet est une priorité pour le gouvernement, ça ne change pas. [...] L'intérêt était vraiment là. On avait réussi un très beau travail en menant le dossier avec une grande priorité et un grand intérêt de la part d'Ottawa , affirme le directeur général de la SHS.
Mais les financements [fédérale] ne sont pas orientés vers ce type de développement d’investissement gouvernemental.
Le soutien d'Ottawa reste donc le nerf de la guerre pour mener ce projet à terme. À l’approche de la date butoir pour l'acquisition de l’édifice de la rue Rose, les partenaires ont préféré jeter l’éponge plutôt que de s'engager sans cette aide financière.
Un dépôt en garantie de 100 000 dollars avait déjà été versé, explique Alexandre Chartier, mais cette somme pouvait être récupérée avant la fin d’août.
Les responsables se donnent désormais deux ans pour revoir leur copie financière et rester ouverts à l’arrivée de nouveaux partenaires. La recherche d'un autre emplacement est également relancée.
Le conseil d’administration de l’Assemblée communautaire fransaskoise devait tenir une réunion lundi soir pour discuter de la Maison de la Francophonie, sans qu’aucune précision n’ait filtré quant à la tenue éventuelle de l’AGE.
Au moment de la publication de cet article, Patrimoine Canada n’avait pas encore répondu à nos demandes de renseignements.
Avec les informations de Sabrina Lakhouch


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