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Un résident de la Nouvelle-Écosse conteste une amende de plus de 25 000 $ reçue après avoir volontairement enfreint l’interdiction provinciale d’accéder aux zones boisées durant une période de prévention des feux de forêt.
En août dernier, Jeff Evely s’est lui-même présenté à un bureau du ministère des Ressources naturelles, où il avait annoncé qu’il allait entrer dans les bois. La scène a été filmée et publiée sur sa page Facebook.
Son but avoué était de contester l’interdiction devant les tribunaux.
Le vétéran des Forces armées canadiennes a reçu une amende de plus de 28 000 $ après avoir enfreint la mesure visant à freiner la propagation des feux de forêt.
L'été dernier, des incendies ont ravagé des milliers d'hectares de forêt et détruit plusieurs habitations en Nouvelle-Écosse.
Jeff Evely soutient toutefois qu’une interdiction d’accéder aux zones boisées était injustifiée et inconstitutionnelle, et qu’elle violait les libertés fondamentales de l’ensemble des Néo-Écossais.
Nous vivons dans un État de droit, ce qui signifie que le gouvernement doit lui aussi respecter la loi
J’espère que le gouvernement va aller chercher des conseils sur la façon d’appliquer la loi sur les forêts de manière plus appropriée, tout en respectant les droits fondamentaux des citoyens, a déclaré Jeff Evely mardi en marge d’une audience devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse.
La Canadian Constitution Foundation appuie le résident du Cap-Breton dans sa démarche.
Une avocate de cet organisme voué à la défense des libertés civiles, Nasha Nijhawan, a argué mardi devant le tribunal que la mesure décrétée le 5 août 2025 ne faisait pas de distinction entre une personne susceptible de provoquer un incendie et une personne qui souhaitait promener son chien dans un sentier.
L’été dernier, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse avait expliqué que l’interdiction avait été mise en place sur la recommandation d’experts. Tim Houston s’était dit préoccupé par la capacité des pompiers à répondre à des incendies en raison du faible niveau de plusieurs plans d'eau de la province.
De son côté, le ministère des Ressources naturelles avait précisé que la décision n’avait pas été prise à la légère et que les conditions étaient particulièrement dangereuses.
Le juge Jamie Campbell, de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, doit entendre les arguments des deux parties. Sa décision pourrait avoir des répercussions sur l'accès aux forêts de la province lors des périodes où le risque de feux de forêt est élevé.
Avec des renseignements de Blair Rhodes, de CBC


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