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L’Alberta s’attaque au « manque de contrôle » d’Ottawa sur l’immigration

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L’Alberta veut surveiller davantage le processus migratoire. En déposant le projet de loi 26, le gouvernement veut s’assurer que le processus de recrutement répond aux besoins de la province et ne limite pas les occasions d’emploi pour les Albertains. De plus, la province souhaite réduire les abus envers les nouveaux arrivants.

L'objectif est de s'assurer que les entreprises qui embauchent des gens provenant de l'étranger le font réellement parce qu'elles ne parviennent pas à trouver de travailleurs ici, en Alberta, expliquait mercredi le ministre de l'Emploi, de l'Économie, du Commerce et de l'Immigration, Joseph Schow.

C'est le problème fondamental que nous cherchons à résoudre.

S'il est adopté, le projet de loi 26 exigera que les employeurs s'inscrivent auprès de la province avant de pouvoir accéder aux programmes fédéraux de travailleurs étrangers temporaires.

Au niveau fédéral, les employeurs doivent déjà remplir une étude d'impact sur le marché du travail (EIMT) pour prouver le besoin d’embaucher des travailleurs étrangers.

Les employeurs devront nous soumettre un document semblable à une étude d'impact sur le marché du travail fédérale, afin que nous puissions également évaluer le besoin et déterminer s'il est légitime ou non, précise le ministre Schow.

Cela se fera par l'entremise de son ministère.

Je comprends que certains puissent percevoir cela comme un dédoublement de processus. Pour ma part, je considère cela comme nécessaire.

Protéger les emplois

Les jeunes de l'Alberta veulent travailler. Nous avons une main-d'œuvre incroyable dans cette province et nous devons continuer de la développer.

Le ministre Schow a fait référence à une foire de l'emploi à Calgary où des milliers de jeunes Albertains ont fait la file dans l’espoir de trouver un emploi, une tâche qui s’est avérée infructueuse pour plusieurs.

Il ajoute qu'il incombe donc aux entreprises, autant que possible, même si cela comporte des risques, de réinvestir dans la jeunesse albertaine pour leur offrir cette première expérience d'embauche et d'emploi.

De plus, le registre permettra, selon lui, d’avoir une meilleure vue d'ensemble de l'arrivée d’immigrants internationaux et de la migration interprovinciale.

Le gouvernement fédéral ne partage pas ces informations avec nous facilement, a souligné le ministre en conférence de presse, évoquant le futur registre des employeurs qui recrutent des travailleurs étrangers.

Protéger les immigrants

Le projet de loi a aussi pour but de mettre en place un système de délivrance de permis pour les consultants en immigration et les recruteurs de travailleurs étrangers.

Si des gens viennent ici pour travailler et qu'à leur première journée, la réalité ne correspond pas à ce qui leur a été vendu par un recruteur ou un consultant en immigration, cette information finira par circuler ailleurs dans le monde et nous ne voulons pas de cette réputation, soutient le ministre Joseph Schow.

En vertu de cette loi, le gouvernement de l'Alberta aurait le pouvoir de mener des enquêtes et de donner des sanctions aux contrevenants.

Cela permettra d'agir rapidement pour tenir les acteurs malveillants responsables et restaurer la confiance en notre système d'immigration.

Le ministère responsable de l’immigration en Alberta dit s’inspirer de ce qui est déjà en place dans d’autres provinces.

Nous allons regarder ce qu'ont fait le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan afin de créer un système qui fonctionne pour nous.

En Colombie-Britannique, un registre provincial existe déjà pour les employeurs. Selon le site de la province, les délais de traitement actuels sont d'environ six semaines en raison du volume élevé de dossiers.

Le ministre Schow assure que le but n’est pas d’ajouter de la lourdeur bureaucratique.

Il s'agira d'une période de transition graduelle afin que les entreprises ne soient pas prises au dépourvu et qu'elles puissent s'adapter à cette nouvelle réalité, soit l'obligation de passer par un processus supplémentaire.

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