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Le gouvernement de l’Alberta s'apprête à dissoudre Safeworks Connect, un organisme de services à l’itinérance et aux dépendances axées sur la réduction des méfaits situé au centre-ville de Calgary.
Safeworks Connect intervient en cas de surdose et distribue du matériel, comme des seringues stériles ou des trousses de naloxone. Il propose aussi des services de prévention et redirige les gens vers les ressources appropriées.
Ses activités prendront fin le 30 juin, dit un porte-parole du ministère de la Santé mentale et de la dépendance, soit le même jour que la fermeture du centre de consommation supervisé Sheldon Chumir, situé 500 m plus loin.
Ces programmes sont financés par des subventions opérationnelles du ministère, explique le porte-parole par courriel. Le programme de sensibilisation pour les infections transmises sexuellement et par le sang de Safeworks, administré par Soins primaires Alberta, restera actif.
Le gouvernement souhaite réorienter les services de santé liés aux dépendances vers des services qui priorisent la guérison à la réduction des méfaits.
Recovery Alberta, l'agence de santé qui chapeaute Safeworks Connect, mentionne toutefois que du matériel de réduction des risques de consommation restera disponible à travers certains organismes communautaires.
La province prévoit de remplacer Safeworks Connect par une équipe d’intervention rapide qui serait à l'affût des surdoses au centre-ville de Calgary. Elle orienterait les toxicomanes vers des ressources de santé et des traitements appropriés.
Ce modèle a été instauré à Red Deer après la fermeture de son centre de consommation supervisée. L’équipe est formée de techniciens ambulanciers paramédicaux et d’infirmiers.
Dans les six derniers mois, la province a réduit les heures d’ouverture de Safeworks Connect, ne permettant plus à l’organisme d'offrir des services en tout temps.
Rebâtir la confiance
Selon l’infirmière Jennifer Jackson, Safeworks Connect a développé un lien de confiance avec des gens qui avaient eu de mauvaises expériences dans d’autres institutions de santé. Pour ces personnes, il va y avoir un déclin de leur capacité à créer des liens avec les services existants, dit-elle.
On ne peut pas sous-estimer la compétence et l’expérience que ces équipes d’aide ont développées. On ne pourra pas remplacer cela rapidement.
Elle explique aussi que ce genre de ressources prodiguent des services, à faible coût, pour des gens qui n’ont pas immédiatement accès à des traitements de dépendance.
Que veut-on que les contribuables financent? Des solutions à faible coût et efficaces ou des unités de soins intensives et des traitements contre le VIH et l’hépatite C? se questionne-t-elle.
L’infirmière s’inquiète aussi que la dissolution de Safeworks Connect et la fermeture du centre de consommation supervisée Sheldon Chumir pourraient mettre encore plus de pression sur les services d’urgence.
Le spécialiste des dépendances Monty Ghosh espère que la nouvelle équipe d’intervention d’urgence continuera à faire appel à des travailleurs sociaux pour épauler les travailleurs de la santé et que des services seront étendus à d’autres secteurs que le centre-ville.
Il est primordial que les équipes soient robustes, disponibles et qu’elles aient l’équipement nécessaire.
Employé du centre de consommation supervisée, il s’inquiète que, si le matériel de réductions des risques n’est pas distribué, la prise en charge des surdoses et d'infections transmissibles sexuellement et par le sang pourrait être perturbée.
Janet Eremenko, la porte-parole de l’opposition officielle en matière de Santé mentale et de dépendance, croit que ce que le gouvernement propose est une gestion chaotique des programmes et des services alors que la fermeture des centres de consommations supervisées approche.
D'après des informations d'Andrew Jeffrey (nouvelle fenêtre)


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