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Dans un entretien paru mercredi dans Marianne, l’ancien chef de l’État, qui cache de moins en moins ses ambitions, a assuré entretenir une «relation passionnelle avec la France».
Passer la publicité Passer la publicitéCe n’est un secret pour personne. François Hollande ne veut pas être simple spectateur de l’élection présidentielle, comme il l’avait été en 2017 puis en 2022. Ces derniers temps, l’ancien chef de l’État redevenu député laisse même entrevoir son envie de retrouver l’Élysée, dix ans après l’avoir quitté. «Comment être utile aujourd’hui ? En se préparant. Donc, je me prépare», a-t-il confié dans un entretien paru ce mercredi dans Marianne. Qu’importe si le chemin jusqu’à 2027 est semé d’embûches pour le socialiste : Raphaël Glucksmann avance à visage découvert vers la présidentielle, le député PS Jérôme Guedj s’est déjà déclaré et Bernard Cazeneuve pourrait lui aussi s’imaginer en recours de la social-démocratie.
Des candidatures toutes «légitimes», a assuré François Hollande, pour qui «chacun doit s’engager» dans un scrutin «historique» par son« contexte» et sa potentielle «issue». Mais le socialiste, qui enchaîne les rencontres, a tout de même fait remarquer sa «différence» avec ses camarades de gauche. «J’ai déjà été président, je n’ai pas été candidat à ma propre succession en 2017. Je n’entretiens pas de relation passionnelle avec le pouvoir, mais avec la France», a-t-il détaillé.
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Une manière, aussi, de mettre en avant l’«expérience» et la «responsabilité» acquise par l’exercice du pouvoir. Qui plus est dans un monde qu’il décrit comme «fracturé», où la «démocratie est menacée». Le socialiste devrait, selon Le Parisien, prolonger ses réflexions sur les bouleversements internationaux dans un livre à paraître avant la fin de l’année. Ce n’est donc pas un hasard si François Hollande assure que les Français finiront par se tourner vers le candidat qui leur inspirera «confiance», «protection» et «espoir». «La cristallisation, cette fois, va arriver tard», a-t-il encore estimé, à propos des sondages qui donnent la gauche à la peine.
L’ancien président en a aussi profité pour torpiller la primaire de la gauche non-mélenchoniste, défendue par l’écologiste Marine Tondelier et surtout le patron du PS, Olivier Faure. «Elle n’a pas de sens», a-t-il tranché, du fait de différences trop importantes de «ligne» et de «projet» entre tous les prétendants. Il faut dire que le processus de désignation d’un candidat commun pourrait ne jamais voir le jour : une bonne moitié des socialistes ne veut pas en entendre parler et pourrait mettre Olivier Faure en minorité sur le sujet. L’épineux dossier doit être tranché d’ici à l’été au parti de la rose.


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