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La France va faire partie des pays qui vont expérimenter cette application sur certains réseaux sociaux, avant sa généralisation en fin d’année.
Passer la publicité Passer la publicité« Vu que les plateformes n’ont pas de solution de vérification de l’âge, nous avons créé la solution nous-mêmes ». Aux grands maux, les grands remèdes. Alors qu’une dizaine de pays à travers le monde a interdit ou souhaite interdire l’accès aux réseaux sociaux aux adolescents, la Commission européenne passe à l’action pour mieux protéger les enfants et adolescents sur Internet. «Notre application européenne de vérification de l’âge est prête d’un point de vue technique et sera bientôt disponible », a annoncé ce mercredi Ursula Von Der Leyen, présidente de la Commission européenne.
Cette application, sur laquelle planche Bruxelles depuis plusieurs mois, permettra aux internautes de prouver qu’ils ont l’âge requis avant de pouvoir se connecter à un réseau social. Elle devrait d’abord être expérimentée par plusieurs pays pilotes, dont la France, avant d’être disponible d’ici à la fin de l’année. Selon nos informations, Snapchat devrait faire partie de l’expérimentation dans l’Hexagone.
Une solution qui respecte l’anonymat
Ursula Von Der Leyen a indiqué que, comme le certificat sanitaire européen mis en place durant la pandémie de Covid-19 , cet outil répondrait aux mêmes critères. Il sera « facile à utiliser », et il « respectera les normes de sécurité les plus exigeantes au monde » ainsi que l’anonymat des internautes. En d’autres termes, les internautes européens n’auront pas à divulguer leur passeport ou carte d’identité aux réseaux sociaux. Ces derniers sauront uniquement, via cette application, si le compte utilisateur en question respecte oui ou non l’âge requis pour accéder à ses services.
Enfin, l’application fonctionnera sur tous les appareils, smartphones, ordinateurs et tablettes, en « code source ouvert ». Ce qui permettra aux pays partenaires des États-membres de l’UE de pouvoir également utiliser l’appli. « Les plateformes en ligne peuvent se fier à cette solution. Cela signifie qu’il n’y a plus d’excuse » technique pour refuser de mettre en place une telle vérification, a martelé la présidente de la Commission européenne.
Unifier les lois sur le sujet dans les Etats-membres
Alors que plusieurs pays européens, dont la France, s’apprêtent à interdire les réseaux sociaux aux mineurs, Bruxelles plaide pour une « approche européenne harmonisée », notamment sur la question de l’âge minimum requis pour pouvoir se connecter à ces services. Ce dernier peut varier de 13 à 16 ans selon les projets des États membres. La Commission a constitué un panel dédié à ce sujet qui se réunira ce jeudi pour la deuxième fois, et qui devrait présenter d’ici à l’été ses recommandations. La France, qui préside actuellement le G7, a également confié à son Conseil de l’intelligence artificielle et du numérique une mission sur cette thématique.
L’exécutif européen, qui a ouvert plusieurs enquêtes depuis le début de l’année contre des plateformes (Grok, Snapchat, TikTok...), en a profité pour les mettre en garde. « Nous aurons une politique de tolérance zéro à l’égard des plateformes », a déclaré Ursula Von Der Leyen.
Afin de déployer cette application, la Commission européenne va mettre en place un mécanisme de coordination à l’échelle du Vieux Continent. Elle posera deux conditions aux Etats-membres : qu’ils respectent les règles liées à la vie privée de leurs citoyens et qu’ils mettent en œuvre la « même solution partout dans l’UE ». « Internet doit être un endroit sûr pour nos enfants où ils peuvent apprendre, grandir et se connecter », a conclu Henna Virkunnen, commissaire européenne en charge des questions technologiques.


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