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L'industrie avicole de l'Alberta se prépare à la migration annuelle des oiseaux aquatiques, un phénomène désormais synonyme de vigilance accrue après une saison 2025 marquée par une recrudescence de la grippe aviaire.
Alors que neuf cas ont été confirmés au Canada depuis le début de l'année 2026, dont aucun en Alberta, des producteurs, comme Scott Olson, éleveur de dindons près de Wetaskiwin, redoublent de précautions.
Je fais très attention à ne pas aller dans les marais ou là où les oiseaux migrateurs se rassemblent avant de me rendre dans nos installations, souligne-t-il.
Il a subi trois épidémies depuis 2022, chacune ayant conduit à l'abattage de ses volailles par l'Agence canadienne d'inspection des aliments.
La maladie, naturellement portée par les oiseaux sauvages comme les oies des neiges, se propage par la salive et les excréments. Depuis décembre 2021, elle a entraîné la mort de plus de 2,5 millions d'oiseaux en Alberta et de 17 millions à l'échelle nationale.
Ça commence dans une grange, puis ça se propage à une autre un jour ou deux plus tard.
Face à cette menace, les mesures de biosécurité sont devenues la norme dans ses exploitations.
Elles incluent l'établissement de zones d'accès contrôlé et une désinfection rigoureuse, ainsi que des équipements dédiés pour chaque bâtiment.
J'espère ne rien contaminer en entrant et ne rien rapporter à l'extérieur, explique M. Olson, qui limite également l'accès à sa ferme pendant les pics migratoires.
Flambée des cas de grippe aviaire l'année dernière
L'année 2025 a enregistré 26 foyers confirmés en Alberta, un chiffre considérablement plus élevé que les six cas de 2024.
Selon le ministère provincial de l'Agriculture et de l'Irrigation, un cas était lié à la migration printanière, les autres survenant entre septembre et décembre. Il y en a eu 60 en 2022 et 20 en 2023.
Cette tendance reflète celle observée chez les animaux sauvages, dont le nombre de cas a atteint un pic en 2022 avec 257 animaux infectés, suivi de près par 254 l'année dernière.
Pour Teryn Girard de Prairie Livestock Veterinarians, ces fluctuations sont probablement corrélées à l'activité des oiseaux migrateurs.
Lorsque les conditions météorologiques changent, il peut y avoir plus de mélange entre les oiseaux migrateurs ou une modification de leur parcours, indique-t-elle.
Elle attribue la baisse des cas depuis les records de 2022 aux importantes améliorations apportées aux mesures d'atténuation par l'industrie commerciale.
La vigilance reste de mise
Selon le gouvernement provincial, les cas de l'an dernier rappellent la nécessité de préparer aux migrations printanières.
Compte tenu de la propagation accrue du virus chez les oiseaux aquatiques sauvages, tels que les canards et les oies, et de la transmission aux élevages domestiques observée à l'automne, de nombreux éleveurs devraient revoir leurs pratiques, leurs procédures et leurs formations en matière de biosécurité, peut-on lire dans un communiqué.
Bien qu'aucun cas n'ait été signalé à ce jour en Alberta en 2026, neuf cas ont été confirmés ailleurs au Canada : trois en Colombie-Britannique, trois en Nouvelle-Écosse, deux au Québec et un en Ontario, dont deux chez des animaux sauvages.
Les autorités fédérales rappellent que ces détections continues de grippe aviaire sont un rappel fort pour tous les éleveurs de rester vigilants.


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