Le conseiller national lucernois UDC, Franz Grüter, ne souhaite pas succéder au conseiller fédéral Guy Parmelin. Après mûre réflexion, il a décidé de ne pas se porter candidat, a-t-il déclaré dans une interview accordée au Bote der Urschweiz et à la Luzerner Zeitung.
Des raisons personnelles ont été déterminantes. La décision a été prise en concertation avec sa famille. «Occuper un poste au Conseil fédéral signifie se mettre pratiquement entièrement au service du pays pendant de nombreuses années. Nous sommes parvenus ensemble à la conclusion que ce n’était pas la bonne voie pour nous», a déclaré Franz Grüter dans l’entretien publié jeudi. Son âge, 63 ans, n’a joué aucun rôle dans cette décision, a précisé le conseiller national de l’UDC.
La situation régionale n’a pas non plus été déterminante. «En tant que conseiller national, je peux m’engager de toutes mes forces et sans être lié par les obligations d’une fonction gouvernementale en faveur de l’indépendance, de la démocratie directe et de la souveraineté de la Suisse», a ajouté Franz Grüter.
Aucune préférence exprimée
Interrogé sur les successeurs potentiels qu’il privilégierait, Franz Grüter n’a pas souhaité se prononcer. Il fera part de son avis au sein du groupe parlementaire. Ce qui lui importe, c’est que cette personne défende de manière crédible les valeurs de l’UDC, fasse preuve de fermeté et jouisse d’une confiance qui dépasse le cadre du parti.
À ce jour, la conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz et le conseiller national soleurois Rémy Wyssmann ont annoncé leur candidature pour succéder à Guy Parmelin.
Lire aussi: Lancé dans la course au Conseil fédéral, le Soleurois Rémy Wyssmann veut séduire les RomandsLes sections cantonales de l’UDC ont jusqu’à vendredi midi pour déposer leurs candidatures. Le groupe parlementaire de l’UDC décidera le 20 novembre qui il désignera pour l’élection au Conseil fédéral du 9 décembre.


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