Ainsi vont les hasards du calendrier. Samedi 19 septembre à 14h, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue à Lausanne, Genève et Fribourg pour lutter contre «des étés à 50 degrés» et pour mettre l’urgence climatique en haut de l’agenda politique. A Egerkingen, petite commune du canton de Soleure, il faisait, le même jour à la même heure, quelques degrés de moins. Les as de la réfrigération, de la ventilation et de la climatisation s’y mesuraient, dans le cadre des Championnats suisses des métiers du froid, à coups de clés à cliquet, coupe-tubes et dudgeonnières.
A l’image de ce dernier outil, qui sert à raccorder les tuyaux en cuivre, le «monde du froid» est aujourd’hui largement méconnu du grand public. Les professionnels qui le peuplent sont pourtant essentiels. Et appelés à gagner en importance à mesure que la température va grimper. «Le froid mérite autant de considération que le chaud», répète, inlassablement, Nicolas Hubert, depuis qu’il est devenu le président de la section romande de l’Association suisse du froid (ASF), il y a 4 ans et demi. L’homme, qui en compte 49 et a déjà plusieurs vies professionnelles derrière lui, parle vite. Beaucoup. Parce qu’il a bien des choses à dire et que ça urge.


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