Rainer Michael Mason, historien de l’art, commissaire d’exposition et ancien directeur du Cabinet des estampes à Genève, travaille aujourd’hui avec Albrecht Gertsch, le fils de l’artiste, au catalogue raisonné des gravures de Franz Gertsch, prévu en ligne en 2027 ou 2028. C’est lui qui a présenté en Suisse romande, en 1989, les premières gravures monumentales de l’artiste. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Franz Gertsch. Visages paysages à l’occasion d’une exposition en 2017 au Musée Jenisch à Vevey, ou Franz Gertsch. Xylographies monumentales 1986-2000 à l’occasion d’une autre exposition au Centre culturel suisse à Paris, en 2001.
Comment avez-vous connu Franz Gertsch? Qu’est-ce qui vous a intéressé d’abord dans son travail?
L’AMAM (Association pour la création d’un musée à Genève) avait organisé une visite chez Franz Gertsch, à Rüschegg, en 1982 (à l’automne, sauf erreur). Le rapport entre la peinture (production artisanale) et la photographie (produit d’une machine) a retenu mon attention. Franz Gertsch semblait offrir une lecture divergente du livre de Walter Benjamin, L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique. Je crois me souvenir – mais la mémoire n’est que (re)construction! – que c’était la période des travaux sur papier (portraits d’Irène, dont certains sont exposés à Burgdorf, ou de Tabea et de Christina).


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