«Ils sont de retour», titrait Blick francophone au matin du 17 octobre. Qui? Les gilets jaunes, que beaucoup de Français ont réenfilés après les avoir remisés suite aux soulèvements monstres de 2018. Ces derniers se sont joints ce samedi aux revendications des lycéens pour une journée de méga manifestation à travers tout l’Hexagone. L’agence de presse italienne Ansa recensait les troupes battant le pavé: «D’anciens gilets jaunes, des lycéens, des étudiants, des pompiers, des ouvriers, des enseignants, des médecins généralistes, des militants écologistes, des indignés de tous horizons, des habitants de quartiers pauvres, des retraités et même des agriculteurs se sont rassemblés le premier samedi des vacances scolaires pour une journée de manifestations aux multiples facettes à travers le pays».
Au total, on dénombrait dans le pays environ 110 marches et un demi-million de manifestants – 800 000 selon la CGT. L’étincelle de ces revendications? La détresse des étudiants français face à leurs mauvaises conditions d’apprentissage qui a ensuite fait tache d’huile, rappelle le New York Times: «ce mouvement porté par la jeunesse s’est transformé en une manifestation de colère plus générale contre le gouvernement du président Emmanuel Macron». Une ire nationale qui s’est scindée en deux: d’un côté les cortèges, dans leur immense majorité pacifiques, de l’autre les pillages, la casse et les violences, venant des émeutiers, mais aussi de la police.


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