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Vainqueurs à San Antonio la nuit passée, les Knicks décrochent le troisième titre de leur histoire, le premier depuis 1973. Ils succèdent à Oklahoma City au palmarès.
New York au firmament. Après 1970 et 1973, les Knicks ont décroché la nuit dernière leur troisième titre de champion NBA. Et ce au bénéfice d’une victoire 94-90 (les statistiques ici) sur le parquet des Spurs, la nuit dernière. Ils remportent la série 4-1 face à une équipe annoncée favorite. Un statut qui n’offre aucune garantie. Surtout quand on se saborde comme Victor Wembanyama et compagnie l’ont fait, notamment lors du match 4, avec une avance de 29 points dilapidée (défaite 107-106). Ils ont encore eu jusqu’à 16 longueurs d’avance au Game 5... Le temps des regrets pour les Texans. Le temps de l’extase pour les New-Yorkais, tombeurs d’Atlanta, Philadelphie et Cleveland aux tours précédents et qui succèdent à OKC au palmarès.
Malgré les problèmes de fautes de Karl-Anthony Towns (6) et OG Anunoby (5), les Knicks ont pu s’appuyer sur Jalen Brunson, héroïque et auteur de 45 points (14/27). Soit quasiment autant que le reste de ses coéquipiers (49). L’ancien joueur des Mavericks a hérité du trophée de MVP des Finales. 19 points à 7/19 pour Victor Wembanyama, avec 14 rebonds et 5 contres en prime. Son jeune (19 ans) coéquipiers Dylan Harper s’est fendu de 23 points pour des San Antonio Spurs qui ont, une nouvelle fois, multiplié les erreurs.
Dès l’entame, on sentait l’urgence, la tension. Pas le moindre point avant ce panier de «Wemby» après… 2’16 de jeu. Un premier quart en forme de guerre de tranchées, avec des Spurs agressifs, puissants, déterminés et des Knicks maintenus à 18% (4/22) (18-8, puis 23-13 fin QT1). Déjà 3 contres pour «Wemby», au four et au moulin, lui qui en ajoutait deux au début du deuxième, interdisant l’accès à la peinture, avec un triple en prime (31-15)… avant d’arroser (3/10 à la MT). Brouillant, Brunson – 16 points à la mi-temps – maintenait en vie des Knicks qui ont longtemps eu plus de balles perdues que de paniers (35-28). Malgré la troisième faute de «KAT», à 2’34 de la pause, New York était là (40-37, puis 42-37 MT). 11 points du jeune Spur Harper.
«KAT» à la niche, Harper comme un grand
34% aux tirs pour les Spurs à la mi-temps, 30 pour les Knicks : un authentique combat de rue. Coup de tonnerre après 15 secondes de jeu, la quatrième de Towns. Retour sur le banc. Champagnie, lui, enchaînait les trois points et «Wemby» rentrait un tir compliqué (53-41). À l’image de ce panier d’Anunoby au milieu d’une forêt de bras (55-50), les Knicks ne lâchaient pas. Des Knicks furieux, «Wemby» échappant à une «flagrant 1» qui l’aurait privé du Game 6 alors que son pied venait dans la zone d’atterrissage de Brunson. Harper, lui, continuait son festival (68-53), ne rappelant son inexpérience que lors de deux fautes évitables (70-55, puis 72-65 fin QT3).
Hart répondait à Johnson de loin avant un énorme dunk de «Wemby», rageur, déterminé, habité (77-68). Trois points de Shamet, bang ! Trois points de Vassell, encore bang ! Les deux équipes se rendaient désormais coup pour coup, avec Harper toujours aussi chaud (81-71, puis 83-73). Malgré la blessure de Shamet, avec 7’54 à jouer, Bruson ravivait (encore) la flamme (83-79). Et une grosse décision à prendre pour les arbitres : la quatrième de «Wemby» ou la cinquième de «KAT» ? La deuxième option privilégiée. Mais Brunson continuait son show, égalisant avec 4’28 à jouer (83-83). 10-0, 10 points de l’infernal Jalen Brunson, qui donnait aux New York Knicks leur premier avantage de la rencontre avec 3’40 à jouer, aux lancers (85-86).
Brunson géant
Le chaos ensuite jusqu’au panier accordé à Anunoby, Wembanyama l’ayant contré illégalement (85-88). Et la sixième de Towns, avec 1’53 à jouer. Wembanyama laissait un lancer en route (86-88) mais Brunson tirait après les 24 secondes. L’égalisation de Harper (88-88), la réponse de Brunson (88-90), Fox en échec, Hart et Harper aussi… et la faute sur Hart avec 26’’1 à jouer (88-91), le rebond offensif de Robinson sur le deuxième lancer, raté, et 1/2 aussi pour Anunoby (88-92) ! Après un échec de Wembanyama de loin, Castle écrasait une énorme claquette, son premier panier du match (90-92). 16’’3 à jouer. Bridges sur la ligne, 1/2 (90-93). 8’’8 à jouer et une faute rapide sur Harper, qui manquait les deux lancers, dont le deuxième à dessein… mais le rebond pour Anunoby, qui rentrait un lancer (90-94). Il y avait encore le temps pour Wembanyama d’envoyer une brique (90-94 score final). Fin.


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