On devrait toujours commencer par la fin. Par exemple, le morceau qui clôt l’album de Billie Bird. Une guitare cravache au bord de la braise. La voix se dissout dans les éléments. Elle parle de corps serrés, de bras qui vous tiennent. «Je crois en la nécessité des étreintes», explique Elodie Romain. A la fin, sa musique ne parle que de ça: nos peaux frottées nous préservent de la rugosité du monde.
On l’avait laissée il y a si longtemps. Dix ans peut-être? Elle chantait la nuit, dans des t-shirts dorés à la feuille et des arrangements synthétiques. Ses chansons sentaient la pluie et le goudron. Elodie avait choisi un pseudonyme d’exploratrice britannique (Isabella Lucy Bird, 1831-1904), dont la phrase «tout suggère un au-delà» pourrait être gravée sur son poignet.


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