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Même sans le projet Wind West, le ministère de l'Énergie de la Nouvelle-Écosse affirme que la province est en voie d'atteindre l'un de ses objectifs en matière d'énergie verte, soit s'appuyer sur 80 % d'énergies renouvelables d'ici 2030.
Karen Gatien, la sous-ministre de l'Énergie, a déclaré mardi que la province pourrait facilement atteindre cet objectif grâce à une combinaison de parcs éoliens terrestres, de parcs solaires, de batteries de stockage d'énergie et d'autres petits projets.
Selon elle, cinq nouveaux parcs éoliens terrestres devraient être achevés d'ici la fin de l'année et quatre autres devraient l'être d'ici la fin de 2028.
Le parc éolien Benjamin Mills est l'un de ces parcs. Il a commencé à injecter de l'énergie propre dans le réseau en décembre, a précisé Karen Gatien lors d'une réunion d’un comité législatif à Halifax.
Le parc éolien des monts Higgins serait sur le point d'être opérationnel, selon la province. Ceux du mont Weavers, de Wedgeport et du lac Goose Harbour devraient être en service d'ici la fin de l'année.
Karen Gatien indique que ces cinq parcs éoliens permettraient à la Nouvelle-Écosse de disposer d'une capacité supplémentaire de 480 mégawatts d'énergie éolienne. D'ici la fin de 2028, les parcs éoliens terrestres pourraient produire près de 1000 mégawatts d'énergie, soit environ 30 % d'énergie renouvelable supplémentaire.
À l’heure actuelle, il y a plus de 300 éoliennes commerciales en Nouvelle-Écosse.
Le fournisseur d’électricité Nova Scotia Power est propriétaire de deux parcs, copropriétaire de trois autres, et il achète de l'électricité éolienne de plusieurs fournisseurs indépendants.

Des voiliers et un parc éolien extracôtier à l'horizon, photographiés de Walton-on-the-Naze, dans le sud de l'Angleterre, le 13 août 2024. (Photo d'archives)
Photo : Reuters / Toby Melville
Toutefois, en ce qui concerne l'éolien en mer, la situation est moins claire.
Karen Gatien croit qu’il sera possible de lancer l'appel d'offres pour le projet Wind West, très médiatisé, d'ici l’été. Elle qualifie le projet de transformation unique en son genre, qui pourrait faire de la Nouvelle-Écosse une province à fort potentiel.
Le calendrier d'un projet Wind West de plus grande envergure n'est pas encore établi. La sous-ministre de l’Énergie se dit néanmoins convaincue qu'il y aura de l'électricité produite dès 2033 au large des côtes de la province.
D'importants revenus attendus de Wind West
Alors que d'autres projets ont nécessité plusieurs décennies, Karen Gatien estime que la Nouvelle-Écosse pourrait progresser plus rapidement grâce à son expérience en matière de gestion du gaz naturel en mer.
L'automne dernier, le gouvernement fédéral s'est engagé à collaborer avec la province au développement de Wind West, un projet dont le coût est estimé à 60 milliards $.
David Miller, le directeur général de la planification énergétique au ministère de l'Énergie, rappelle que la province envisage une taxe de 4 % sur les revenus bruts de Wind West. Selon lui, cette taxe pourrait rapporter 100 millions $ par année à la province.
Ce taux de 4 % représente, selon nous, le niveau qui créerait de la valeur pour les Néo-Écossais sans pour autant augmenter indûment le prix de l'électricité produite par ces projets, indique M. Miller.
La députée néo-démocrate Susan LeBlanc espère que ces projets se traduiront par une électricité plus verte, mais surtout, plus abordable. Le député libéral Iain Rankin se montre plus dubitatif. Je ne vois aucune possibilité de fermer toutes nos centrales au charbon [d’ici 2030], dit-il.
Avec des renseignements de Paul Légère


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