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Dans moins de 24 heures, le coup d'envoi de la 93e Classique internationale de canots sera donné. Pour beaucoup de canotiers, l’événement conclut leur saison de rame. « C’est la concrétisation d’une saison, que ça se passe bien ou que ça ne se passe pas bien, au moins, on l'a fait », raconte le président Martin St-Laurent.
Ève Chamberland fait partie des canotiers qui seront sur la ligne de départ. Bien qu’elle y prenne part depuis dix ans, sa fébrilité demeure présente.
C’est beaucoup d’excitation, beaucoup de préparation aussi. Je pense qu’on ne s’y habitue pas, il y a toujours une petite fébrilité. Par contre, c’est sûr que la routine s’installe d’une année à l'autre, mentionne-t-elle.
La préparation est essentielle pour prendre part à la Classique internationale de canots. Ce ne sont pas moins de 200 km qui sont parcourus par les canotiers en trois jours. Certains participants, les plus professionnels, s'entraînent entre 15 heures et 16 heures par semaine. Pour d’autres, notamment ceux qui prennent part à l’épreuve de rabaska, des entraînements de moins de trois heures de rame par semaine sont effectués.
La première journée, les canotiers partent de La Tuque pour se rendre jusqu’à Saint-Roch-de-Mékinac. La portion entre Saint-Roch-de-Mékinac et Shawinigan représente la deuxième journée. La finale se déroule entre Shawinigan et Trois-Rivières.

Des portages doivent être effectués à quelques reprises sur le parcours. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jérôme Roy
Le défi est bel et bien physique, mais il est aussi un psychologique. Le portage de Grand-Mère est reconnu pour être un des plus longs sur le circuit de la Triple Couronne, explique Ève Chamberland.
Elle explique que la rivière Saint-Maurice est plus large et longue que les deux autres plans d’eau des compétitions. [Les] deux autres courses de la Triple Couronne sont sur des petites rivières avec plein de virages, donc parfois trois heures passent en cinq minutes, on dirait, lance-t-elle en riant.

Des équipes de rabaska font aussi partie de la course. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lemire
La météo joue aussi pour beaucoup. Parfois, les conditions sont idéales, comme l’an passé. D’autres fois, elles rendent la vie plus difficile aux participants. C’était le cas en 2022.
La première journée, on avait eu un énorme vent de face et la deuxième journée, c’était un vent de dos. Ça prend des habiletés en canots qu’on n'a pas toujours la chance de pratiquer. Des fois en entraînement, on va repousser à plus tard quand il vente ou on va choisir une autre rivière ou un autre plan d’eau, mais à la Classique, peu importe la météo, il faut l'affronter, raconte Ève Chamberland.
Des fermetures à prévoir
En raison de l’événement, des fermetures de rues sont à prévoir à Shawinigan. La compétition y sera de passage dimanche. Ainsi, de 7 h à 20 h, la promenade du Saint-Maurice entre l’avenue Tamarac et l’avenue Broadway, puis l’avenue Broadway entre la promenade du Saint-Maurice et la 2e rue de la Pointe seront fermées à la circulation.

Des rues seront fermées à la circulation cette fin de semaine.
Photo : Source : Ville de Shawinigan
Il sera aussi interdit de se stationner sur le côté pair des adresses de l’avenue des Cèdres, entre la promenade du Saint-Maurice et la 1re rue de la Pointe.
Finalement, la Ville rappelle que les espaces de stationnement sur la promenade du Saint-Maurice seront inaccessibles dès 23 h samedi soir.
Les élus jouent le jeu
Il n’y aura pas que les 190 canotiers qui prendront part à la Classique internationale de canots cette fin de semaine. Les élus municipaux de Trois-Rivières relèveront eux aussi un défi.
Ils prendront place à bord de deux rabaskas pour relever un défi amical sur la rivière Saint-Maurice, entre le parc Vivian-Dober et l’île Saint-Quentin, avec des personnalités connues du milieu sportif régional.
Le maire Jean-François Aubin sera accompagné des conseillers municipaux Pierre-Luc Fortin, François Bélisle, Annie Provencher, Nancy Sabourin, Guy Daigle, Jean-Denis Girard, Vincent Héroux, Pierre Piché et Jean-François Lasnier.
S’ajouteront à eux Marie-Ève Nault, d’Excellence sportive Mauricie, Marc-Olivier Dubé, entraîneur-chef des Diablos football, Andréanne Boisvert, des Aigles de Trois-Rivières, et deux joueurs des patriotes de l’UQTR, champions canadiens en titre au hockey universitaire, William Grimard et Conor Frenette.
Le départ de cette activité se donnera sur le coup de 11 h 30 lundi.
D’après les entrevues réalisées à Fin PM et à Toujours le matin


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