Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En plantant au XIXᵉ siècle une raquette épineuse pour clôturer leurs parcelles et teindre leurs tissus, les Australiens ont littéralement rendu impraticables des millions d’hectares de terres agricoles

7 hour_ago 29

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

En plantant, dans les années 1840, des raquettes de figuier de Barbarie pour clôturer leurs parcelles et alimenter une industrie naissante du colorant, les Australiens ont littéralement transformé des millions d’hectares de terres agricoles en un enchevêtrement d’épines impraticable. Le fait paraît presque comique aujourd’hui : une plante choisie pour délimiter des propriétés a fini par effacer la notion même de propriété exploitable sur des étendues grandes comme des pays entiers.

À retenir

  • Un cactus colonial planté pour deux raisons commerciales devient un cauchemar agricole
  • À partir des années 1920, des millions d’hectares disparaissent sous les épines
  • Un insecte venu d’Amérique du Sud devient le héros méconnu d’une nation entière

Sommaire

  1. Une clôture qui devait aussi teindre les uniformes de l’armée britannique
  2. Quand la plante avale le paysage rural
  3. Une récompense jamais réclamée, une solution venue d’Argentine

Une clôture qui devait aussi teindre les uniformes de l’armée britannique

Le figuier de Barbarie n’est pas arrivé en Australie par hasard. Le premier lot de plants, probablement Opuntia monacantha, arrive en Australie en 1788, suivi d’autres espèces, et dès 1840 une plantation prospère à Parramatta, en Nouvelle-Galles du Sud. L’intention derrière cet embarquement colonial était double, et parfaitement rationnelle sur le papier : les Opuntia ont été délibérément introduites dans de nombreux pays pour leurs fruits, la production de colorant cochenille, la clôture vivante ou comme plantes ornementales.

À partir des années 1840, la logique agricole prend le dessus : de nombreux fermiers plantent le figuier de Barbarie comme clôture pour le bétail, la plante pouvant aussi nourrir les animaux en période de sécheresse.

L’autre motivation, plus commerciale, concerne un petit insecte vivant sur les raquettes. Un des navires du capitaine Arthur Phillip transportait une collection de plants d’Opuntia infestés d’insectes cochenille, originaires du Brésil, et jusqu’à l’apparition des colorants synthétiques à la fin du XIXe siècle, ces insectes écrasés produisaient le rouge le plus vif au monde. Ce carmin n’était pas anodin : c’est ce même colorant qui servait à teindre les uniformes rouges des soldats britanniques. Installer des cactus en Australie, c’était donc aussi rêver d’un monopole sur la couleur du pouvoir colonial. Le rêve tournera court, mais la plante, elle, restera bien plus longtemps que prévu.

Quand la plante avale le paysage rural

Le figuier de Barbarie s’est révélé parfaitement à l’aise sous le climat australien, au point de perdre toute retenue. Les prickly pears, notamment la variété tiger pear, sont rapidement devenues des espèces invasives généralisées, rendant 40 000 km² de terres agricoles improductives, et se propageant au rythme d’un million d’acres par an dès 1919. Un million d’acres, c’est l’équivalent d’une surface plus vaste que la Corse, colonisée chaque année par une seule plante grasse.

Dans les années 1920, des millions d’hectares de terres rurales se retrouvent infestées de figuier de Barbarie, au point que certains agriculteurs abandonnent purement et simplement leurs terres.

L’histoire de la famille Geldard, dans le Queensland, illustre bien ce désastre silencieux. Ernest Geldard, arrière-grand-père de l’agriculteur Ashley Geldard, a quitté sa propriété dans les années 1920 à cause de l’infestation de figuier de Barbarie, avant d’y revenir cinq ans plus tard. Son descendant résume la scène sans détour : « il a simplement quitté la propriété parce que le figuier était si dense. Il l’a essentiellement vaincu ». Une clôture censée protéger un enclos avait fini par chasser son propriétaire.

Une récompense jamais réclamée, une solution venue d’Argentine

Face à l’ampleur du désastre, l’État a d’abord essayé la manière forte, sans grand succès. En 1901, la Couronne offre une récompense de 5 000 livres pour la découverte d’une méthode de contrôle efficace, doublée à 10 000 livres en 1907, mais elle ne sera jamais réclamée. Autant dire que ni le poison, ni le feu, ni les tentatives d’arrachage manuel n’ont eu raison de la plante.

C’est finalement la recherche scientifique méthodique qui apportera une réponse. Dès 1912, des chercheurs australiens se lancent dans une quête méthodique pour identifier un insecte capable de s’attaquer spécifiquement au figuier de Barbarie sans menacer les cultures voisines ; après avoir testé 52 espèces, 18 espèces d’insectes et une espèce d’acarien sont finalement relâchées dans le Queensland.

Parmi tous ces candidats, un insecte a fait basculer l’histoire. Le papillon Cactoblastis cactorum, accompagné de cinq variétés de cochenilles, est un petit lépidoptère gris-brun venu d’Amérique du Sud dont la chenille possède un appétit redoutable : elle dévore l’intérieur du figuier, ne laissant que de simples coquilles vides, et se multiplie à une vitesse phénoménale. Les résultats ont dépassé les espérances des entomologistes eux-mêmes. L’expérience de lutte biologique s’est révélée un succès spectaculaire : dès 1932, le papillon avait provoqué l’effondrement général des peuplements originels de figuier de Barbarie, rendant près de 7 millions d’hectares de terres autrefois infestées disponibles pour les colons. Des villes entières, économiquement asphyxiées, ont littéralement repris vie.

La reconnaissance populaire envers ce petit papillon a pris une forme rare pour un insecte. À Boonarga, les habitants ont construit une salle communale baptisée « Cactoblastis Memorial Hall » en mémoire de l’insecte, et un monument lui est également dédié à Dalby, dans le Queensland, en commémoration de l’éradication du figuier de Barbarie dans la région. Difficile de trouver un autre exemple où une communauté entière érige un monument à la gloire d’une chenille.

L’épisode reste aujourd’hui cité comme une référence dans la littérature scientifique, mais la victoire n’a jamais été totale. L’histoire ne s’arrête pas sur un triomphe définitif : dans les années 1930, les plants sont maîtrisés mais pas complètement éradiqués, et le figuier de Barbarie continue, ponctuellement, à ressurgir dans certaines zones australiennes. Le même Cactoblastis cactorum, exporté ensuite vers d’autres continents pour reproduire l’exploit australien, s’est par ailleurs échappé jusqu’en Floride où il menace désormais des espèces de cactus indigènes qu’il n’était jamais censé rencontrer. La leçon australienne tient en une phrase : le remède le plus efficace contre une plante importée reste souvent un autre organisme importé, avec tous les risques que cela suppose ailleurs.

Sources : especes-exotiques-envahissantes.fr | ncbi.nlm.nih.gov | eight-acres.com.au

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway