Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En dressant à Targasonne 201 miroirs autour d’une tour de 101,5 mètres, les Français ont littéralement laissé le pétrole bon marché éteindre leur première centrale solaire

1 day_ago 86

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Trois années d’existence, 201 miroirs orientables, une tour de 101,5 mètres et un objectif affiché : prouver que le soleil pouvait remplacer le pétrole dans la production d’électricité française. C’est exactement le contraire qui s’est produit à Targasonne. La centrale Thémis, premier projet mondial de centrale solaire thermique à tour, a été mise à l’arrêt en 1986 non pas parce que la technologie avait échoué, mais parce que le pétrole était redevenu bon marché. Le pari énergétique français s’est littéralement éteint sous l’effet du retour à la normale du marché qu’il devait justement contourner.

À retenir

  • 201 miroirs orientables et 101,5 mètres de tour : une prouesse technique française devenue muette en 1986
  • Le contre-choc pétrolier a rendu le prototype trop coûteux : l’ironie d’une centrale censée remplacer le pétrole, tuée par son propre effondrement
  • Des miroirs solaires reconvertis en télescopes cosmiques : une seconde vie inattendue dans la nuit noire

Sommaire

  1. Un prototype hors norme dans les Pyrénées-Orientales
  2. Trois ans plus tard, le pétrole a raison de Thémis
  3. Une reconversion inattendue vers les étoiles

Un prototype hors norme dans les Pyrénées-Orientales

Tout commence dans le contexte du premier choc pétrolier de 1973, quand la France cherche désespérément des alternatives à sa dépendance au brut importé. Les chercheurs du four solaire d’Odeillo, tout proche, réorientent alors leurs travaux vers la production d’électricité solaire. Le site de Targasonne est choisi pour des raisons purement climatiques : la Cerdagne bénéficie de près de 2400 heures d’ensoleillement par an, un véritable record en France, d’un vent faible qui limite les arrêts de production, et d’un relief en pente idéal pour accueillir un champ d’héliostats.

Le résultat tient de la prouesse d’ingénierie. La centrale associe 201 héliostats et une tour de 101,50 mètres de haut, permettant d’obtenir une puissance électrique de 2,5 MW. Concrètement, chaque miroir orientable suit la course du soleil pour concentrer les rayons sur un récepteur situé au sommet de la tour, où circulent des sels fondus capables de générer de la vapeur pour actionner une turbine. À sa mise en service en 1983, l’installation devient opérationnelle et emploie 48 personnes, constituant alors une véritable référence internationale en matière de conversion de l’énergie solaire en électricité. Le monde entier regarde vers les Pyrénées-Orientales.

Trois ans plus tard, le pétrole a raison de Thémis

L’euphorie technologique ne dure pas. Dès 1986, Thémis ferme après seulement trois années de fonctionnement, victime d’une décision d’arrêt des programmes de recherche sur l’énergie solaire pour non-rentabilité économique. EDF, qui finançait le projet, se retire purement et simplement : en 1986, EDF se retire du projet. Le coût des réparations, la production jugée trop faible et le prix de revient du kilowattheure explosent la facture face à une énergie fossile qui, elle, vient soudain de s’effondrer.

Car 1986 n’est pas une année anodine sur les marchés pétroliers. Après deux chocs pétroliers successifs dans les années 1970, un phénomène inverse frappe l’économie mondiale : le contre-choc pétrolier. Sous l’effet d’une guerre des prix menée par l’Arabie Saoudite et le Koweït, le baril tombe à 8 dollars, un niveau qui rend soudain dérisoire tout effort de substitution coûteux. La France, qui avait par ailleurs déjà tranché en faveur du nucléaire pour sa production électrique de masse, n’a plus aucune raison économique de maintenir sous perfusion un prototype aussi onéreux que Thémis. L’ironie est totale : la centrale censée affranchir le pays du pétrole est arrêtée précisément parce que ce même pétrole redevient trop abordable pour justifier l’effort.

Ce sabordage n’efface pourtant pas l’apport technique du site. Les technologies développées à Thémis ont connu un véritable succès, se déployant notamment en Espagne et aux États-Unis, où les centrales solaires à concentration se sont multipliées dans les décennies suivantes. Le champ de miroirs de Targasonne, lui, reste debout, silencieux, comme un vestige technologique en pleine montagne catalane.

Une reconversion inattendue vers les étoiles

Le site ne reste pas à l’abandon bien longtemps. Dès 1987, des astrophysiciens s’emparent des infrastructures pour un usage radicalement différent : détecter le rayonnement gamma cosmique. Le CNRS, via l’IN2P3, le CEA et le CERN utilisent le site pour détecter le rayonnement gamma de très haute énergie produit par les objets astrophysiques, accueillant successivement les télescopes Thémistocle et ASGAT, puis CAT et enfin Céleste. Les miroirs conçus pour capter la lumière du soleil se retrouvent ainsi à scruter la nuit noire, transformés en gigantesque télescope Čerenkov.

Cette seconde vie s’achève en 2004. Les chercheurs plient bagage pour l’Afrique du Sud, où un site plus en adéquation avec leurs besoins les attend. Le Département des Pyrénées-Orientales, propriétaire des lieux, saisit alors l’occasion pour boucler la boucle : la même année, il réhabilite le site sous le nom de Thémis Solaire Innovation, avec l’ambition d’en faire une plateforme collaborative d’innovation d’envergure internationale sur les technologies solaires à concentration. Vingt et un ans après son arrêt brutal, Targasonne renoue enfin, timidement, avec sa vocation d’origine.

Le détail qui résume tout : sur les 201 héliostats installés en 1983, seuls 195 sont aujourd’hui pleinement utilisables, les 6 autres ayant été démantelés pour les besoins des expériences d’astrophysique. Une poignée de miroirs sacrifiés à la science des étoiles, littéralement arrachés à leur mission solaire d’origine, comme une dernière trace physique de ce détour de quarante ans imposé par le prix du baril.

Sources : images.cnrs.fr | le-journal-catalan.com

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway