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Cinq suspects qui auraient opéré un réseau criminel d'extorsion visant la communauté sud-asiatique d’Edmonton ont été identifiés par les autorités. Deux d'entre eux, dont le chef présumé du réseau, ont été renvoyés du Canada.
Le superintendant, Robinder Gill, du Service de police d’Edmonton, ne mâche pas ses mots par rapport à ces groupes.
La structure de ces groupes est un réseau criminel organisé, hiérarchisé et prédateur, où les risques sont locaux, les profits mondiaux, et où les répercussions sont l'érosion de la confiance même qui soude la communauté sud-asiatique.
Il précise que ce réseau criminel vise la communauté sud-asiatique, et particulièrement les nouveaux arrivants.
Ces victimes potentielles sont souvent des travailleurs étrangers ou des étudiants qui se font demander de participer dans des activités criminelles moins apparentes, comme la surveillance ou la falsification de rapports d’accidents.
De plus, 51 autres suspects ont été liés à ce réseau impliqué dans la série d’extorsions par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et le Service de police d'Edmonton.
Aucune des trois agences n’a dévoilé les identités des 56 suspects identifiés au total, mais l’ASFC a confirmé que plusieurs des cas ont été référés vers eux.
Renvoyé ou accusé au Canada?
Même si les suspects identifiés ne font pas face à des chefs d’accusation criminels au Canada, Robinder Gill croit qu’il faut trouver un équilibre entre ces chefs d’accusation et enlever une potentielle menace aussi rapidement que possible.
Les accusations criminelles sont très importantes. Elles ne constituent qu'un moyen parmi d'autres à notre disposition.
Le chef de district adjoint de la GRC du District du Lower Mainland en Colombie-Britannique, Jeremy Pound, précise que ce réseau a des connexions à d'autres autorités, notamment en Ontario et dans le Grand Vancouver.
Le fait de savoir que des personnes sont renvoyées du pays, et qu'elles risquent de ne pas pouvoir y revenir, envoie un message très fort qui contribue à réduire le nombre de personnes susceptibles d'être recrutées par ces groupes criminels organisés, croit-il.
Kristine Conroy, responsable de l'application de la loi à l'ASFC, a déclaré que l'agence fédérale avait ouvert 372 enquêtes en matière d'immigration liées à des faits d'extorsion, dont 51 sont directement liées à l'enquête menée à Edmonton.
Avec les informations de Mrinali Anchan et Sam Samson


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