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Le Réseau de santé Vitalité devient le premier organisme canadien à participer à une étude pour dépister plus tôt le cancer du sein.
Cette étude vise le développement d’un test respiratoire permettant de dépister le cancer du sein chez les femmes ayant un tissu mammaire dense. Environ 50 % des femmes admissibles au dépistage du cancer du sein ont un tissu mammaire dense. Chez ces femmes, la mammographie peut être moins efficace, en raison de l’opacité des tissus.
Les femmes ayant un tissu mammaire très dense sont quatre à cinq fois plus susceptibles de développer un cancer du sein.
La chercheuse principale à la tête de cette étude, la Dre Jocelyne Hébert, est enthousiaste par rapport à l’outil développé.

La Dre Jocelyne Hébert, du Réseau de santé Vitalité, dirigera une étude pour améliorer la détection précoce du cancer du sein.
Photo : Gracieuseté : Réseau de santé Vitalité
Il n'y a pas de risque pour la patiente. Il n'y a pas de souffrance. C’est seulement un échantillon respiratoire, explique la chirurgienne.
Ce projet de recherche est mené en collaboration avec une entreprise de Moncton spécialisée dans la détection précoce des maladies par analyse respiratoire : Breathe BioMedical Inc, aussi présente aux États-Unis. Vitalité participe à cette étude multicentrique avec des institutions reconnues aux États-Unis, dont la Mayo Clinic et l’Université Duke.

Les patients n'ont qu'à souffler dans cette machine pour détecter plusieurs types de maladies dont des cancers. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté : Breathe BioMedical
La technologie de l'entreprise de Moncton est conçue comme un outil complémentaire à la mammographie. L’appareil permet de recueillir un échantillon d’haleine, qui est ensuite analysé.
La compagnie pense que plusieurs maladies pourraient être dépistées par des composés volatils organiques (CVO). Ce qu’on essaie de trouver, c’est : est-ce que les patientes avec un cancer du sein dégagent un ''pattern'' de CVO identifiable. Les CVO ne sont pas influencés par la densité mammaire.
Un enjeu crucial pour la santé des femmes
L'étude préliminaire la plus récente de l'entreprise a permis de détecter, avec une exactitude de 88,2 %, des différences dans les échantillons respiratoires de femmes atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce, indépendamment de la densité mammaire.
Selon le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick, le cancer du sein est le cancer le plus souvent diagnostiqué et la deuxième cause de décès liés au cancer chez les Néo-Brunswickoises. Chaque année, environ 625 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués dans la province, et 125 personnes perdent la vie en raison de la maladie.
Le taux de survie dépasse 98 % lorsque la maladie est détectée à un stade initial, comparativement à moins de 30 % à un stade avancé.
Une diversité d’échantillons
Les échantillons prélevés proviendront non seulement de la région de Moncton, mais aussi des États-Unis. Cette diversité renforcera la robustesse des algorithmes d'apprentissage automatique développés par Breathe BioMedical.
En élargissant notre étude clinique avec de nouveaux partenaires, nous accélérons la collecte de données fiables pour faire progresser notre technologie, affirme par voie de communiqué Bill Dawes, président‑directeur général de Breathe BioMedical.
L’équipe de recherche a déjà commencé à prélever des échantillons. Selon la Dre Hébert, de trois à cinq échantillons par semaine seront analysés.
Avec des informations de La Matinale


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