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Pendant que la police en Nouvelle-Écosse mène de nouvelles perquisitions dans plusieurs établissements de vente de cannabis appartenant à des autochtones, des chefs mi’kmaw affirment que les Premières Nations ont le droit d’en faire le commerce.
Terry Paul, chef de la Première Nation de Membertou, a soutenu mardi que les descentes de police étaient inutiles et constituaient une violation du droit des Premières Nations à l'autodétermination de leurs communautés et à droit de vendre du cannabis, qui sont les deux garantis par les traités.
Les commentaires du chef Paul sont en contradiction avec la position de la province, qui a demandé à la police de sévir contre des points de vente de cannabis qu’elle considère comme étant illégaux.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a déclaré avoir remis des contraventions et saisi du cannabis mardi dans cinq dispensaires situés dans les communautés d’Eskasoni, de Potlotek, de Paq'tnkek et de Waycobah, ainsi qu'à Digby.
Selon Terry Paul, la situation actuelle existe parce que le gouvernement provincial a refusé de travailler avec les communautés autochtones pour réglementer la vente de cannabis sur le territoire des Premières Nations.

Le chef de la Première nation de Membertou, Terry Paul, avec la ministre responsable des Affaires L’nu de la Nouvelle-Écosse, Leah Martin, le 24 juin 2025.
Photo : Radio-Canada / Tom Ayers
Dans une déclaration mercredi, l’Assemblée des chefs mi’kmaw de la Nouvelle-Écosse exprime un avis semblable. Les communautés, disent-ils, ont développé leurs propres règles entourant le cannabis, parce que la province a refusé de travailler avec elles sur un cadre légal.
Bien que la province puisse considérer le résultat comme illégal, ce n’est pas le point de vue des dirigeants ni des communautés mi’kmaw. Le résultat est exactement celui qui avait été prédit : un système provincial qui ne fonctionne pas dans les communautés mi’kmaw, laissant les Mi’kmaq trouver leurs propres solutions, écrivent-ils.
Le gouvernement provincial donne des directives à la GRC, et de voir la GRC y répondre avec des descentes, plutôt que par des discussions avec les chefs et les conseils des communautés, ne fait que détériorer davantage nos relations avec ces entités de la Couronne, ajoute l’assemblée des chefs.

Michelle Glasgow est cheffe de Sipekne'katik. (Photo d'archives)
Photo : Facebook/Michelle Glasgow
La Première Nation de Sipekne'katik, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, a établi des postes de contrôle de la circulation à l’entrée et à la sortie de son territoire.
À ceux qui veulent nous causer du tort, qui veulent causer du tort par la force dans notre communauté, vous n’êtes pas les bienvenus ici, a déclaré la cheffe de cette communauté, Michelle Glasgow, dans une vidéo sur Facebook, mardi.
Et si vous êtes suffisamment téméraire pour venir ici, vous allez devoir être assez intelligent pour trouver le chemin de la sortie, a-t-elle ajouté. Nous routes sont bloquées.
Nous, les Mi’kmaq, avons juridiction sur ces terres, affirme Michelle Glasgow. J’en ai assez de ce gouvernement qui essaie de nous bousculer et de nous dire ce que nous pouvons faire ou ne pas faire.
Ouvrez-vous les yeux. Ça ne concerne pas les "magasins de pot". C'est une question du gouvernement qui revendique son pouvoir sur nos communautés, a-t-elle écrit le lendemain, toujours sur Facebook.
Dans la Première Nation de Millbrook, le conseiller Chris Googoo a affirmé mardi qu’il patrouillait la communauté et gardait un œil sur ce qui se passait.
Je dois rester aux alentours pour être certain que la GRC n’essaie pas une autre de ses atteintes à nos droits protégés constitutionnellement. C’est malheureux que ces institutions gouvernementales refusent de reconnaître et d’affirmer nos droits, a-t-il déclaré.
La caporale Carlie McCann, porte-parole de la GRC en Nouvelle-Écosse, dit que la police a l’obligation de faire appliquer les lois fédérale et provinciale sur le contrôle du cannabis.
La loi provinciale contrôle strictement la vente de cannabis, par l'intermédiaire des points de vente de la régie des alcools de la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia Liquor Corporation).
Avec les informations de La Presse canadienne et CBC


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