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Des dizaines de survivants de violences sexuelles infligées par des prêtres catholiques en Nouvelle-Écosse vont finalement recevoir un dédommagement, quatre ans après le règlement d’un recours collectif visant l’archidiocèse d’Halifax-Yarmouth.
Les cabinets d'avocats qui pilotent le recours collectif ont reçu la confirmation que les chèques seront envoyés à la mi-septembre par l’archidiocèse.
Une entente de 10 millions $ avait été conclue en novembre 2022.
Il y a quelques mois, la juge Christa Brothers, de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, avait convoqué les parties après avoir reçu des plaintes de plaignants exaspérés de ne pas voir l’aboutissement du dossier.
L’un de ceux-ci, Timothy Clark, avait témoigné en avril de sa frustration grandissante. Il y a plusieurs années qu’on lui avait confirmé le montant auquel il a droit en guise de compensation pour les abus sexuels que lui avait infligés, à l’adolescence, le prêtre Robert McDougall (nouvelle fenêtre), de la région d’Halifax.
Rejoint cette semaine, M. Clark a confié que la résolution annoncée allégera son esprit.
De manière générale, je ne suis pas plus satisfait d’une procédure qui ne s’est pas déroulée aussi bien qu’elle l’aurait pu, a déclaré le quinquagénaire. Mais je suis prêt à passer par-dessus, en partie, puisque la fin approche, maintenant.
Près de 70 personnes victimes de sévices sexuels infligés par des prêtres catholiques entre 1954 et 2020 recevront des montants allant de 21 799 $ à 303 294 $, selon la nature des préjudices.
Les cabinets d’avocats qui ont mené le recours collectif — McKiggan Hebert (Halifax) et Koskie Minsky (Toronto) — ont perçu les 3,2 millions $ qu’on leur avait promis, avait confirmé le printemps dernier l’avocat John McKiggan.
En avril, ce dernier avait blâmé pour cette lenteur l’archidiocèse, qui est autorisé à questionner la personne qui accuse un membre du clergé.
L’avocat McKiggan estimait que l’organisation catholique le faisait bien plus que nécessaire. L’avocate de l’archidiocèse, Melanie Comstock, soutenait que moins du tiers des plaignants avaient été convoqués à un entretien visant à clarifier leurs allégations.
Je suis heureux que nous ayons enfin été capables d’en arriver à une résolution, a déclaré John McKiggan cette semaine. Je sais que le processus a été stressant pour certains des survivants.
L’attente a été particulièrement difficile pour ceux qui ont été parmi les premiers à voir leur demande de dédommagement approuvée, souligne-t-il.
L’archevêque d’Halifax-Yarmouth, Brian Dunn, a déclaré dans un courriel que l’archidiocèse est heureux que cela referme un chapitre pour ces victimes et heureux que nous ayons été en mesure de verser ce dédommagement.
L’avocate Melanie Comstock, reconnaissant que la manière de déterminer la somme à laquelle chacun avait droit avait ralenti la démarche, juge cependant qu’elle était équitable tant pour l’Église que pour les plaignants.
D’après le reportage de Richard Cuthbertson, de CBC


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