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Des stages plus courts pour les infirmières formées à l’étranger

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L’Ordre de la pratique infirmière du Nouveau-Brunswick (OPINB) révise ses parcours d’immatriculation pour permettre aux candidats formés à l’étranger d’accéder plus rapidement à la profession. Depuis le 20 juillet, les stages cliniques supervisés sont deux fois plus courts pour certains candidats.

L’objectif est de permettre à ces personnes d'exercer plus rapidement la profession dans la province.

Auparavant, les candidats provenant de l'international devaient accumuler au moins 600 heures de stage. Dorénavant, le minimum est fixé à 320 heures.

Toutefois, si la candidate remplit tous les critères requis, elle peut quitter le stage après 140 heures, précise Jennifer Whitehead, conseillère en communications de l’OPINB (anciennement l'AIINB — Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick).

Le Kenya a été ajouté à la liste des pays concernés. Un nouveau cours clinique, d’une durée de 160 heures et géré par le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), a été ajouté à la formation requise, d’après Mme Whitehead.

Nous aidons les infirmières qualifiées à mettre leurs compétences au service du Nouveau-Brunswick plus rapidement, déclare par écrit la chef de direction et registraire de l’OPINB, Kate Sheppard.

D’après l’Ordre, les modifications vont alléger le fardeau financier des employeurs et des personnes candidates.

Une infirmière au travail au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont.

L’OPINB estime aussi que cette révision permettra de réduire le nombre de diplômés de l'international qui abandonnent leur candidature en cours de route. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Une révision bien accueillie

Les modifications annoncées par l’Ordre sont bien accueillies par le Réseau de santé francophone Vitalité.

La réduction de la durée du stage clinique supervisé, la possibilité de compléter ce stage plus rapidement lorsque les compétences requises sont démontrées, ainsi que l’adaptation de certaines exigences selon les parcours permettront à plusieurs candidates et candidats de progresser plus efficacement vers l’obtention de leur permis d’exercice, déclare par écrit la vice-présidente adjointe aux ressources humaines du Réseau de santé Vitalité, Jennyfer McBrearty.

Lundi, Vitalité dénombrait un total de 168 postes d’infirmières vacants au sein de ses installations. Avec les retraites anticipées, Vitalité prévoit de recruter 200 nouvelles infirmières immatriculées par année pour une période de 10 ans.

La façade de l'hôpital de Campbellton.

L'Hôpital régional de Campbellton fait partie du réseau Vitalité, dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

D’autres mesures nécessaires?

Par écrit, la présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB), Paula Doucet, déclare qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction.

C’est l’une des nombreuses mesures nécessaires pour attirer davantage d’infirmières et d'infirmières dans le système de santé du Nouveau-Brunswick, indique-t-elle.

Paula Doucet pose pour la photo dans un bureau.

La présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick, Paula Doucet. (Photo d'archives)

Photo : CBC

Mme Doucet souhaite toutefois que d’autres mesures soient proposées pour inciter encore plus d’infirmières à œuvrer dans la province.

Le SIINB aimerait voir un programme de mentorat, sur le terrain, adapté au milieu de travail et aux besoins spécifiques de chaque infirmière ou infirmier formé à l’étranger. Il souhaite également plus de ressources pour mieux accompagner ces nouveaux arrivants, par exemple pour le transport, le logement et la garde d’enfants.

Nous continuons de préconiser que les employeurs renforcent les ressources de soutien destinées aux infirmières et infirmiers formés à l’étranger. Cela permettrait de s’assurer qu’ils reçoivent l’appui dont ils ont besoin au travail et dans leur communauté afin de faciliter leur intégration à leur carrière et à leur nouvelle vie au Nouveau-Brunswick, ajoute Paula Doucet.

Un manque criant de personnel infirmier

Stéphane Robichaud est le directeur général du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick (CSNB). Il estime que l’amélioration des pratiques d’accueil et la reconnaissance rapide des compétences sont nécessaires pour retenir le personnel infirmier venant d’ailleurs.

Avec les tendances démographiques au Nouveau-Brunswick, il faut améliorer notre capacité de recruter à l’international. Il est impossible [d'y arriver] avec seulement les gens qui grandissent au Nouveau-Brunswick, fait-il valoir.

Stéphane Robichaud pose pour la photo.

Le directeur général du CSNB, Stéphane Robichaud. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

D’après M. Robichaud, ces mesures sont essentielles pour maintenir des services de santé en français.

On a besoin de professionnels de la santé francophones, autant auprès du réseau Horizon que Vitalité. Horizon a des défis de recruter du personnel francophone dans certains de ses milieux. L’international est une source importante de candidats qui peuvent avoir des compétences en français.

Pour effectuer cette révision, l’Ordre de la pratique infirmière du Nouveau-Brunswick indique avoir collaboré notamment avec le SIINB, des employeurs ainsi que des établissements d’enseignement, incluant le CCNB.

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