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Une pétition signée par 4417 personnes en ligne a été déposée au conseil municipal de Lévis afin que la Ville sécurise les derniers terrains du chemin du Quai permettant l’accès au fleuve dans l’ouest du territoire.
Un comité de citoyens demande à la Municipalité de ne pas les vendre. Le besoin de se retrouver en nature, c’est primordial, partage Emilie Saindon, résidente de Saint-Nicolas et membre du comité.
C’est rendu un besoin qui est assez criant pour tous les bienfaits pour la santé mentale. Quand j’en parle [à des citoyens], il n’y a pas de non. Il nous reste ça dans l’ouest et on veut vraiment le protéger pour la nature, poursuit-elle.
Craignant que cet accès soit sacrifié par l’administration municipale, la conseillère du district Saint-Nicolas et cheffe par intérim de Repensons Lévis avait soulevé cette inquiétude au conseil municipal le 27 mai.
Cet endroit a été promis à plusieurs reprises à la population en 2015, 2017 et, plus récemment, en 2021 par Gilles Lehouillier. Il en avait fait ses choux gras dans les médias pour dire qu’il allait faire un autre grand parc à Saint-Nicolas sur le chemin du Quai, avait-elle évoqué en entrevue à l’émission Première heure.

Isabelle Lefebvre est cheffe par intérim de Repensons Lévis. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare
Les terrains qui appartenaient aux Frères des Écoles chrétienne du Canada et aux Religieuses de Jésus-Marie avaient alors été acquis par la Ville de Lévis à hauteur de 2,4 millions dollars.
Pour la cheffe par intérim de Repensons Lévis, l’enjeu doit être pris en considération par le conseil municipal.
C'est un message important que nous envoient les gens. Il n'y a pas de décision imminente, mais on sait que la question va venir dans les prochaines semaines ou prochains mois. C'est une préoccupation qui doit être entendue de la part de l'équipe du maire, ajoute Isabelle Lefebvre.
Un projet citoyen
Pour le comité citoyen, le projet pourrait être revu et devrait intégrer la participation des résidents dans son élaboration.
J’espère entrevoir chez lui une ouverture en ce qui a trait à des alternatives. La possibilité de discussions, de voir les possibilités qu’on a, espère Mélissa Tanguay, membre du comité et citoyenne du secteur de Saint-Nicolas
Le parc Valero, c’est vraiment un exemple de collaboration entre citoyens, entreprises, comité de citoyens et la Ville. Ça existe déjà. Pourquoi ne pas se baser là-dessus pour maintenir ce projet-là?, se questionne-t-elle.

Emilie Saindon et Mélissa Tanguay habitent dans le secteur de Saint-Nicolas et sont membres du comité citoyen.
Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare
Le comité demande aux élus de lui laisser un an pour qu’il lui présente un projet.
Pas besoin de faire un quai Paquet avec ça, pas besoin de faire des jeux d’eau. On veut juste des sentiers dans la forêt et des points de vue sur le fleuve pour être en vraie nature.
Les citoyens affirment avoir déjà initié des démarches pour évaluer les possibilités de financement ainsi que de partenariat avec des entreprises.
Le besoin est là et particulièrement à l’ouest des ponts. Il n’y en a pas d’autres accès, c’est vraiment une raison de plus pour le réaliser, mentionne Mélissa Tanguay.
Pas de vente dans les cartons
Le maire de Lévis, Steven Blaney, dit ne pas considérer pas la vente des terrains même s’il mentionnait évaluer toutes les options en mai dernier.

Steven Blaney est le maire de Lévis. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare
On va respecter l'intention qui a été prise lorsque ces terrains ont été acquis. On va le faire en fonction de notre capacité de payer qui, en ce moment, est assez limitée, explique Steven Blaney, qui dit accueillir cette pétition très favorablement.
Cependant, le projet de parc urbain devra attendre que la Ville ait les moyens de le financer. On est ouverts à conserver des biens, mais pas nécessairement prêts à investir dans ces biens-là, avoue-t-il.
Chez Lévis Force 10, le chef par intérim est catégorique sur l’avenir de ces terrains. Clairement, je vais défendre l'accès au fleuve dans l'ouest. Il n'est pas question de remettre ces terrains-là en vente, soutient Benoit Forget-Chiasson.


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