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Pour freiner l’appétit débordant en énergie de l’IA, deux entreprises, l’une suisse et l’autre australienne mettent au point des organoïdes cérébraux composés de réseaux de neurones vivants. Mais ils doivent encore franchir de nombreux obstacles.
Un demi-millimètre de diamètre et un réseau d’environ 5000 neurones accompagnés de leurs cellules supports, le tout posé sur des électrodes : ces « organoïdes cérébraux », la start-up suisse FinalSpark les cultive en laboratoire. Et les loue à des clients qui, à distance, envoient des stimuli électriques à ces « minicerveaux » pour en étudier le comportement et, un jour, les utiliser comme bioprocesseurs. On est loin des dizaines de milliards de neurones du cerveau humain. Mais le Français Frédéric Jordan, cofondateur de l’entreprise, n’a pas l’ombre d’un doute : avec suffisamment de temps et de moyens, ces organoïdes pourront être entraînés à effectuer des tâches complexes, et le coût énergétique d’une opération informatique pourrait être divisé par au moins un facteur 100 par rapport à ce que demandent les ordinateurs d’aujourd’hui - un gain non négligeable à l’heure où l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies représentent 2 % de la consommation électrique…


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