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Troisième lien, immigration, mobilité et développement économique : sans surprise, le député sortant de Lévis, Bernard Drainville, a été la principale cible de ses adversaires lors d'un débat organisé jeudi devant la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lévis (CCIGL).
En plus du représentant de la CAQ, l'exercice a rassemblé les autres candidats dans la circonscription, soit la conservatrice Karine Laflamme, la libérale Brittany Blais, le péquiste Yanick Godbout et le solidaire Simon Beauchamp-Léveillé.
Parmi les thèmes abordés, la mobilité et la congestion à Lévis ont été évoquées. Ses adversaires ont accusé la CAQ d'une perte de crédibilité dans le dossier du troisième lien.
Je vais vous citer : le pont à Christine ne se fera pas, a lancé le péquiste Yanick Godbout, faisant référence à une déclaration du ministre lors de la course à l'investiture caquiste. Il y a huit ans, ils ont dit : on fait un pont, ils ne l'ont pas fait!

Yannick Godbout est candidat péquiste dans la circonscription de Lévis.
Photo : Radio-Canada
Je ne peux pas croire que nous sommes encore ici sans pelletée de terre, a ajouté la conservatrice Karine Laflamme, qui reproche à la CAQ une perte de temps dans ce dossier.
Êtes-vous certains que la CAQ ne fera pas comme en 2023 où, après six mois, ils ont tabletté le projet de troisième lien? [...] Qu'est-ce qui va être différent?

Karine Laflamme repésente le Parti conservateur du Québec dans la circonscription de Lévis.
Photo : Radio-Canada
Moi, je ne suis jamais revenu sur ma parole, estime Bernard Drainville. Je suis allé sur toutes les tribunes, y compris à Montréal, y compris Tout le monde en parle, a répondu le député sortant. Allez défendre le troisième lien à TLMEP, c'est un beau contrat. [...] Je l'ai fait à de multiples reprises.
Ceux et celles qui sont contre le troisième lien ne connaissent pas notre réalité, ne se donnent pas la peine de la connaître non plus. Ils écrivent de très loin toutes sortes d'âneries et, honnêtement, s'ils venaient vivre un peu chez nous une fois de temps en temps, ils verraient surtout ces temps-ci qu'on en a besoin, a ajouté Bernard Drainville.
Immigration
Devant la communauté d'affaires, la CAQ a dû justifier les cibles d'immigration de 45 000 nouveaux arrivants permanents annuellement sur le territoire québécois. Or, la demande en main-d'œuvre est extrêmement élevée en Chaudière-Appalaches, selon la CCIGL.
On a besoin de peut-être plus d'immigration qu'ailleurs. C'est pour ça qu'on y va vraiment par région. On n'aura pas de seuil, nous. On va y aller par les besoins réels, estime la conservatrice Karine Laflamme.

La Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lévis estime que la demande en main-d'œuvre est extrêmement élevée en Chaudière-Appalaches
Photo : Radio-Canada / Eugénie Emond
Bernard Drainville croit que le gouvernement sera en mesure régionaliser l'immigration, même si je reconnais que c'est très serré, que ce n’est vraiment pas évident pour nos entrepreneurs, a répondu le caquiste.
Selon lui, il faut toutefois trouver un équilibre avec la capacité des services publics. Je peux vous dire qu'il y a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup d'immigration dans nos écoles. Ça contribue évidemment au fait que l'espace est un enjeu. C'est pour ça qu'une nouvelle école est en construction et il va y en avoir d'autres. Mais il faut trouver un équilibre.
Le solidaire Simon Beauchamp-Léveillé a pour sa part accusé la CAQ d'improviser dans le dossier de la gestion du Programme de l'expérience québécoise (PEQ). Il dit avoir rencontré un cuisinier qui risque d'être expulsé à la fin du mois en raison de la révocation de son permis de travail à cause du PEQ.

Le solidaire Simon Beauchamps-Léveillé
Photo : Radio-Canada
La propriétaire du restaurant a toute la misère du monde à retenir ses employés parce qu'elle en perd constamment à cause de la fin du PEQ, estime Simon Beauchamps-Léveillé.
Bernard Dranivlle a réitéré que les permis de travail relèvent du gouvernement fédéral. On ne cesse de leur demander d'être un peu plus souples et ils ne le sont pas.


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