Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Au bord du Danube se dresse depuis 1978 une centrale nucléaire entièrement terminée qui n’a jamais produit un seul kilowattheure

6 hour_ago 71

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un réacteur de 730 mégawatts, entièrement construit, jamais démarré. C’est le résumé le plus brutal qu’on puisse faire de la centrale de Zwentendorf, plantée sur les rives du Danube à une cinquantaine de kilomètres de Vienne. La construction de la centrale a été achevée mais l’installation n’est jamais entrée en service, son démarrage ayant été empêché par un référendum organisé le 5 novembre 1978, où une courte majorité de 50,47 % a voté contre sa mise en service. Depuis, le bâtiment reste debout, intact, comme figé au moment précis où l’histoire a basculé.

Le projet n’avait rien d’anodin. Il s’agissait de la première centrale nucléaire commerciale destinée à la production d’électricité construite en Autriche, sur trois installations initialement envisagées. Les travaux démarrent en 1972, avec un réacteur à eau bouillante d’une puissance de 692 mégawatts électriques selon les chiffres officiels, quand d’autres sources évoquent 730 mégawatts pour le projet initial. La facture, elle, ne fait pas débat : le coût initial de la centrale s’élevait à environ 5,2 milliards de schillings autrichiens, soit approximativement 1,4 milliard d’euros ajustés à l’inflation. Une somme colossale pour un pays qui ne verra jamais une seule ampoule s’allumer grâce à cette installation.

À retenir

  • Un réacteur de 730 mégawatts flambant neuf, jamais démarré : pourquoi ?
  • Une décision historique se joue à moins de 1 % des voix, scellant le sort d’un chantier terminé
  • D’une centrale nucléaire condamnée à un terrain d’entraînement mondial et une centrale solaire : la reconversion la plus ironique du continent

Sommaire

  1. Le 5 novembre 1978, un vote à une poignée de voix
  2. Un cimetière atomique devenu réserve de pièces et terrain d’entraînement
  3. De cimetière industriel à attraction touristique

Le 5 novembre 1978, un vote à une poignée de voix

Tout se joue en quelques milliers de bulletins. Le scrutin a lieu le 5 novembre 1978, avec une participation de 64,12 %, et le « Non » l’emporte par seulement 30 068 voix, soit 50,47 % contre 49,53 %. Un écart si mince qu’il tiendrait presque dans une salle de classe, alors qu’il vient de sceller le sort d’un chantier achevé depuis des mois. Le contexte politique explique cette bascule : face à l’émergence des contestations écologistes et étudiantes, le chancelier social-démocrate Bruno Kreisky choisit d’organiser un référendum populaire, le gouvernement défendant l’infrastructure au nom de la souveraineté électrique après la crise pétrolière.

Le pari tourne mal pour le pouvoir en place. Ce n’était pourtant pas un projet isolé : Zwentendorf devait être la première pierre d’un vaste programme, la première d’une série de centrales nucléaires destinées à fournir de l’électricité à six millions de foyers autrichiens. Autant dire que le référendum ne condamne pas seulement un bâtiment, mais toute une stratégie énergétique nationale pensée dans la foulée du choc pétrolier. Le vote populaire ne reste pas un simple symbole : à la suite de ce référendum, le parlement autrichien vote dès 1978 une loi de non-utilisation de l’énergie nucléaire, l’Atomsperrgesetz. Et le texte se durcit encore avec le temps : après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986, la portée de cette loi est renforcée en 1999 avec la loi pour une Autriche sans énergie nucléaire, intégrée à la Constitution du pays. L’interdiction n’est donc plus une simple préférence politique, elle est gravée dans le marbre constitutionnel. Résultat concret de ce verrou légal : aucune centrale nucléaire commerciale, construite dans le but de produire de l’électricité, n’est jamais entrée en service en Autriche.

Un cimetière atomique devenu réserve de pièces et terrain d’entraînement

Que fait-on d’un réacteur flambant neuf qu’on ne peut jamais allumer ? On le démonte, en partie. Depuis le référendum, la centrale a été partiellement déconstruite, ses équipements techniques ayant servi à d’autres installations nucléaires européennes en manque de pièces détachées. Une reconversion presque ironique : les turbines et composants d’un site condamné par les urnes finissent par maintenir en fonctionnement d’autres centrales, ailleurs sur le continent.

Le bâtiment lui-même n’a pourtant jamais été abandonné à la rouille. Bien au contraire, il a trouvé une utilité inattendue comme terrain d’entraînement grandeur nature. Zwentendorf offre une opportunité unique de tester des procédures dans un site réel, mais sans les risques liés à la radiation et donc sans besoin de mesures de sécurité coûteuses. Des techniciens du nucléaire venus de plusieurs pays y apprennent encore aujourd’hui les gestes du métier, sur des installations parfaitement authentiques mais totalement sûres. La centrale sert aussi de centre de formation pour les techniciens nucléaires d’autres pays, un usage pédagogique qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde à cette échelle.

Puis vient l’épisode solaire. En 2005, le site change de mains : le fournisseur d’électricité EVN AG rachète les bâtiments et le terrain de la centrale de Zwentendorf, y installant un centre de formation à la sécurité. Quatre ans plus tard, l’entreprise pousse la reconversion jusqu’au bout de l’ironie : elle installe une centrale photovoltaïque d’1,2 million d’euros sur le site en 2009. Le résultat dépasse le symbole. La centrale nucléaire de Zwentendorf produit ainsi 180 000 kWh d’électricité d’origine renouvelable par an et est devenue l’une des plus puissantes centrales solaires d’Autriche. Le site qui devait générer de l’électricité atomique en génère finalement, mais grâce au soleil.

De cimetière industriel à attraction touristique

Le tourisme dit « noir », celui des lieux chargés d’histoire tragique ou insolite, s’est emparé du site depuis longtemps. Depuis 2009, des visites publiques guidées de l’intérieur de la centrale sont même proposées. On y déambule dans une salle des commandes figée depuis près de cinquante ans, entre cadrans jamais actionnés et couloirs qui n’ont jamais vu passer un technicien en service actif. Le site sert également de lieu de tournage et a notamment accueilli le film Grand Central de Rebecca Zlotowski, avec Tahar Rahim et Léa Seydoux.

Le contraste est presque vertigineux quand on marche dans ces couloirs : un lieu pensé pour l’énergie la plus dense qui soit, transformé en décor de cinéma et en salle de classe pour apprentis techniciens. Ce paradoxe autrichien résonne d’autant plus fort aujourd’hui que le débat nucléaire ressurgit régulièrement chez les voisins européens, entre relances de programmes et fermetures de réacteurs vieillissants. Zwentendorf, elle, reste figée dans son rôle de monument à l’énergie qui n’a jamais coulé, rappel silencieux qu’une poignée de voix suffit parfois à réécrire l’histoire industrielle d’un pays entier.

Sources : dailygeekshow.com | dark-tourism.com | fr.euronews.com

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway