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Une vidéo (nouvelle fenêtre) (en anglais) accompagnée d’une musique joyeuse annonce le lancement du projet pilote de la police de Winnipeg qui va équiper 40 policiers de caméras d’intervention pendant 6 mois.
L’objectif affiché par le Service de police de Winnipeg est d'évaluer les performances de cette technologie dans des situations réelles.
Lors de l’annonce du projet, en mars dernier, le chef de la police, Gene Bowers, a également assuré que les caméras d'intervention sont un moyen pour les forces de l’ordre d’améliorer la transparence de leurs opérations et de renforcer leur responsabilité.
Les caméras noires Axon Body 4, fixées au torse des agents, émettront un flash rouge et un son distinct lorsqu’elles seront activées par les policiers. Elles permettront d’enregistrer le son et l’image lorsque les policiers interagissent avec le public.

La caméra émet des signaux visuels et audio lorsqu'elle est en train d'enregistrer.
Photo : Radio-Canada / Ben Nelms
À l'issue de ce projet pilote, le service devra rédiger un rapport présentant les enseignements tirés de ces six mois d’essai.
Winnipeg emboîte ainsi le pas à la Ville de Brandon où certains agents de police ont commencé à porter des caméras au début de la semaine. Les services de police de la ville ont indiqué qu'ils disposeraient dans un premier temps de 12 caméras, l'objectif étant qu'il y en ait 65 en service d'ici la fin de l'année.
Une recommandation visant à étudier cette technologie pour les agents de police de Winnipeg a été formulée pour la première fois en 2013, mais elle a été mise en veilleuse et a fini par être écartée des budgets municipaux.
Des caméras pas systématiquement allumées
Les policiers n’auront pas l’obligation d’allumer leur caméra.
Le Service de police de Winnipeg dit s’appuyer sur les meilleures pratiques nationales et sur une analyse comparative présentées par l'Association canadienne des chefs de police, tout en restant suffisamment souples pour tenir compte du contexte et des besoins spécifiques de Winnipeg, sur la page de l’annonce du projet.
Les policiers pourront également évaluer la pertinence des demandes de désactivation de leur caméra, en tenant compte des circonstances particulières de chaque intervention.
Pour visionner les images prises par les policiers, le public devra passer par une demande d’accès à l’information (nouvelle fenêtre).
Toute diffusion d'une vidéo serait évaluée au regard de la loi, des directives, des considérations relatives à la vie privée et des exigences de l'enquête, précise le communiqué de la police.
Les données seront stockées dans un nuage informatique déjà utilisé par le Service des poursuites du Manitoba et l'Unité d'enquête indépendante du Manitoba (IIU). La localisation géographique n’est cependant pas précisée.
Recueillir l’avis du public
Le lancement de ce projet pilote s’accompagne d’un sondage (nouvelle fenêtre) (en anglais) ouvert au public. Les questions portent sur l’opinion des répondants sur les caméras d’intervention.
Ce sondage sera ouvert un mois au début, à mi-parcours et à la fin de la phase pilote afin de recueillir les commentaires du public.


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