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Face à l'évolution du climat qui touche le monde entier, nombreux sont les organismes scientifiques à essayer de mieux comprendre le fonctionnement de notre Planète, mais aussi à tenter de trouver des solutions pour s'adapter aux défis qui se présentent.
Des réserves secrètes d'eau douce sous les océans
Il existe de gigantesques réserves d'eau cachées sous les fonds marins. Si cette eau s'avère potable, elle pourrait permettre de résoudre la crise mondiale qui nous attend dans le futur.
Une gigantesque réserve d'eau douce a en effet été découverte sous l'océan au niveau du New Jersey, le long de la côte Est américaine, et il en existe d'autres dans le monde, certaines ont déjà été trouvées. L'Expédition 501, menée par des géophysiciens et hydrologues, a effectué des prélèvements au New Jersey au cours de l'été 2025 pour qu'ils soient analysés.
Selon les premières estimations, la réserve en eau présente au large du New Jersey pourrait fournir les besoins en eau de la ville de New York pendant... 800 ans ! Mais l'idée n'est pas de vider toute cette réserve en eau sans connaître les conséquences au préalable. Si cette réserve est fermée, et donc limitée, alors il faudra être très prudent. Si cette réserve est connectée à des nappes phréatiques terrestres, alors cette ressource peut être qualifiée de « renouvelable », ce qui est préférable. Ensuite, si cette eau s'avère sans danger pour la consommation, une autre question se posera : comment la prélever sans contaminer les eaux salées de l'océan et sans endommager les fonds marins ?
Une fois toutes ces réponses apportées, une autre interrogation se posera : est-ce une solution envisageable au niveau économique ? Le coût d'une telle opération sera évidemment faramineux.
Il existe de nombreuses réserves d'eau douce sous les fonds marins. © annetdebar, Adobe Stock
Les coraux réparent le climat en cas de catastrophe
La science connaît depuis longtemps le rôle fondamental des coraux dans le fonctionnement de l'écosystème marin : ils offrent un refuge à la biodiversité, ils sont une source de nourriture et ils atténuent en plus l'effet des tempêtes et des tsunamis sur les côtes en faisant office de barrière naturelle aux vagues. Mais des scientifiques ont fait une autre découverte extraordinaire : les coraux jouent également un rôle dans la régulation du climat en cas de grande catastrophe.
Une étude, publiée dans le journal scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences début décembre 2025, révèle que « lorsque les récifs coralliens s'effondrent en raison de changements tectoniques ou de la baisse du niveau de la mer, le calcium et l'alcalinité s'accumulent dans l'océan. L'enfouissement du carbonate se déplace alors vers les profondeurs marines, stimulant la productivité du nanoplancton et accélérant le rétablissement du climat ».
Concrètement, cela signifie que lorsque les coraux sont en souffrance, comme c'est le cas actuellement dans nos mers et océans, ils activent un mécanisme de réparation. Ce ne sont donc pas « de simples témoins passifs des changements environnementaux », mais « des modulateurs actifs », comme le précise l'Université de Sydney.
Le corail peut déclencher un processus de réparation du climat. © Kolevski.V, Adobe Stock
Une nouvelle oscillation climatique découverte dans les Tropiques
Le climat de notre Planète obéit à de multiples lois et interactions. Parmi tous les mécanismes qui régissent le climat, il existe des oscillations : il s'agit de cycles climatiques qui affectent le climat ou la météo, au niveau mondial ou régional de manière récurrente, comme le cycle Enso (avec les phases El Niño et La Niña).
Une étude publiée dans PNAS, en novembre 2025, dévoile l'existence d'une autre oscillation jusque-là inconnue : l'oscillation intrasaisonnière tropicale (Twiso) qui s'étale sur seulement 30 à 60 jours. « Elle se manifeste principalement par des perturbations convectives [soit des phénomènes orageux, ndlr] dans la zone chaude tropicale indo-pacifique ». Cette oscillation se présente donc sous la forme d'un schéma répété d'orages, d'averses et de vent fort dans les Tropiques. Elle est donc associée à des phénomènes météo extrêmes lors de sa phase active. L'oscillation Twiso a entre autres un impact important sur la formation des phénomènes cycloniques.
Une nouvelle phase météorologique a été découverte dans les Tropiques et celle-ci influence les phénomènes météo extrêmes. © Mike Mareen, Adobe Stock
La quantité exacte de CO2 qu'il faut retirer de l'atmosphère
Lors du premier jour de la COP30 sur le climat au Brésil, le 10 novembre 2025, un éminent scientifique suédois a annoncé des chiffres très précis sur la quantité de CO2 qu'il faut arriver à retirer de l'atmosphère.
Selon les calculs de Johan Rockström, l'un des plus grands scientifiques du monde spécialisés en sciences de l'atmosphère et en hydrologie, il faudrait retirer 10 milliards de tonnes de CO2 dans l'air, chaque année, pour espérer limiter le réchauffement climatique à +1,7 °C comparé à la période préindustrielle. Cela nécessiterait la mise en place d'un nouveau secteur de l'industrie, la capture de carbone dans l'air. Cependant, cette technologie est difficile à développer à grande échelle : l'investissement est extrêmement coûteux et manque encore de rentabilité.
Et le coût économique n'est pas le seul problème : après l'avoir capturé, il faudra stocker ce carbone dans la terre, et cela risque d'avoir des conséquences néfastes sur l'environnement.
Il faudrait retirer des milliards de tonnes de CO2 de l'air chaque année, mais le processus n'est pas simple. © malp, Adobe Stock
Utiliser la géoingénierie pour sauver le climat pourrait détraquer la météo
L'utilisation de la géoingénierie pour freiner le réchauffement climatique pourrait avoir de terribles conséquences sur le système climatique et donc, sur le cycle de la vie. L'injection d'aérosols stratosphériques (IAS) et l'éclaircissement des nuages marins (ECM) sont parmi les méthodes principales proposées pour compenser le réchauffement lié aux émissions de gaz à effet de serre. Ces deux techniques permettent de refléter les rayons solaires vers l'espace, et ainsi de provoquer un refroidissement du climat.
Mais une nouvelle étude, publiée dans le journal scientifique Earth’s Future, en août 2025, estime qu'utiliser massivement ces techniques pourrait déstabiliser le fonctionnement naturel de la météo, et ainsi avoir de graves conséquences.
Dévier les rayons solaires aurait des conséquences néfastes sur l'environnement. © Ilgun, Adobe Stock
En perturbant le cycle Enso (El Niño et La Niña), la géoingénierie pourrait avantager certaines zones géographiques et en désavantager d'autres, ce qui entraînerait forcément de graves tensions. De plus, en renvoyant les rayons solaires vers l'espace, l'activité de photosynthèse sera forcément plus faible, pour les organismes marins comme sur terre. Les conséquences seront évidentes sur les algues, les cultures terrestres et les forêts.


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