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Les pelles mécaniques sont entrées en action dans le quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda. La multinationale Glencore, propriétaire de la Fonderie Horne, prépare depuis mardi la démolition de sept résidences inoccupées, premier jalon visible de la création de la zone tampon appelée à transformer ce secteur de la ville.
Sur place, le calme des rues n'est brisé que par le vrombissement de l’usine et des engins de chantier. Signe des temps, la dizaine de portes auxquelles Radio-Canada a frappé mercredi matin débouchaient sur des maisons vides.
Glencore, maintenant propriétaire de 70 % des 82 propriétés à démolir, continue de racheter les terrains du coin. Même si les lieux se vident peu à peu, des citoyens y vivent encore, disant parfois vouloir profiter au maximum de l’échéance offerte par cette relocalisation progressive.
Adossé non loin du chantier, Yves Tanguay regarde une pelle à l'œuvre sur un terrain. On n’a pas le choix, souffle le retraité, locataire depuis deux ans. On suit le courant.
Comme lui, les familles qui n’ont toujours pas quitté disposent d'une marge de manœuvre : elles ont jusqu’au 30 novembre 2028 pour réclamer l’aide financière de Québec, et jusqu’en mars 2029 pour demander les indemnités de la Ville de Rouyn-Noranda.
Soucieuse d'éviter les vols et le vandalisme, Glencore refuse de dévoiler l'adresse exacte des résidences ciblées, assurant que le voisinage immédiat a été prévenu et que 1200 dépliants ont été distribués dans le secteur.
Selon Francis Beauvais, directeur des communications, des affaires publiques et des relations avec la communauté pour la Fonderie Horne, chaque bâtiment fait l'objet d'un protocole strict : inspection, désamiantage au besoin, analyse des poussières extérieures et sécurisation des services publics avant la déconstruction.
La méthode de démantèlement sera adaptée à la structure du bâtiment et à sa proximité avec les propriétés voisines. La séquence sera planifiée avec l’appui de spécialistes, notamment en structure de bâtiment. Les matériaux seront triés, réutilisés ou recyclés lorsque les conditions le permettront, précise M. Beauvais par écrit.
L’opération devant conduire au démantèlement de ces premières maisons devrait se poursuivre jusqu’à la mi-décembre.


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