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Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, les souvenirs de cette journée restent profondément ancrés dans la mémoire des Estriens qui l’ont vécue.
À Mont-Tremblant, Louise Blanchard participait à un congrès avec son conjoint. Peu avant 9 h, elle s’est approchée d’un groupe rassemblé devant un téléviseur à la réception de l’hôtel.
Un reporter américain parlait d’un avion qui avait percuté une des deux tours du World Trade Center, et presque immédiatement, nous avons vu un autre avion, à toute vitesse, foncer dans la seconde tour.
Les activités prévues ont rapidement été annulées. Même le dîner officiel s’est déroulé dans le silence, les convives gardant les yeux rivés sur un grand écran. Trois mois plus tard, Louise était à New York pour son travail. Elle a alors découvert que les traces de la tragédie étaient toujours présentes.
L’odeur de brûlé devenait de plus en plus forte au fur et à mesure que j’approchais du site de l’incendie. Les cendres étaient encore fumantes des tours effondrées.

Le déblaiement du site des décombres du 11 septembre 2001 a pris neuf mois. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté Jerry Doucet
À Bruxelles, Christelle Lefèvre rentrait chez elle après une nuit de travail lorsqu’elle a appris la nouvelle à la radio. Elle se souvient avoir garé sa voiture et être restée de longues minutes à écouter les nouvelles, incapable de décrocher.
Le temps que je remonte chez nous et que j’ouvre la télévision, la deuxième tour avait été frappée.
Sa famille préparait alors son immigration au Canada. Les attentats ont rapidement fait naître des inquiétudes pour leur avenir.
À Yellowknife, Martine se trouvait dans une salle de classe lorsque les élèves ont été rassemblés dans un gymnase pour regarder les nouvelles à la télévision. Plusieurs avions ont ensuite été détournés vers l’aéroport de Yellowknife.
Nous étions loin de New York, mais la tragédie nous a rattrapés jusque dans notre coin de pays.
Une autre auditrice de l'émission Par ici l'info travaillait comme serveuse dans un restaurant ce jour-là. Elle se souvient de ce mardi comme du service le plus étrange de sa carrière.
L'habituelle musique d'ambiance a fait place au canal nouvelle à la demande de tous. On était sous le choc, déjà endeuillés.
Pour ceux qui étaient enfants, les souvenirs sont parfois plus flous. Vincent avait six ans. Il se rappelle surtout le retour de son père à la maison.
Mon père revient du travail en panique un peu. Il avait peur de ce qui allait se passer.


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