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Le seul débat des candidats à l'élection dans la circonscription d'Arthabaska-L’Érable a laissé place à des échanges émotifs sur les changements climatiques et le coût de la vie. La santé et le milieu communautaire ont aussi suscité de nombreuses discussions.
Dès les premières minutes de cette discussion organisée par le Cégep de Victoriaville, l’exploitation du gaz de schiste a fait débat. Le candidat du Parti conservateur du Québec, Tarek Henoud, s’y est montré favorable, pour autant que trois critères soient respectés.
Qu’il y ait une acceptabilité sociale locale de la région. [...] Qu’il y ait une redevance pour les municipalités qui exploitent le gaz naturel et d’utiliser des normes environnementales élevées, précise M. Henoud.
La candidate de Québec solidaire, Stéphanie Poirier, souhaite pour sa part un moratoire sur les éoliennes qui risquent de pousser comme des champignons.
Le candidat de la Coalition avenir Québec, Keven Brasseur, souhaite une augmentation du nombre d’aires protégées en province.
Plus de marge de manœuvre pour les étudiants
Le coût de la vie, c’est l’enjeu de cette campagne.
La question posée lors du débat portait plus précisément sur le coût de la vie des étudiants. Pour le réduire, Keven Brasseur souhaite une amélioration concrète du transport collectif.
Il y a une déficience. Il y a un travail à faire sur ce plan-là, ajoute-t-il.
Ses adversaires ne pouvaient que lui donner raison.
La précarité économique empêche certains jeunes d’aller à l’école et d’entreprendre des études postsecondaires, a lancé rapidement la candidate solidaire, Stéphanie Poirier. Elle propose la gratuité scolaire du primaire jusqu’à la diplomation universitaire.
Elle rappelle également la position de son parti sur la création d’épiceries publiques.
L’Hôtel-Dieu-d’Arthabaska
Le candidat de la CAQ, Keven Brasseur, a eu à défendre les promesses de son parti en ce qui concerne la rénovation et l’agrandissement de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska
Il faut toujours rester sur nos gardes parce qu’on se demande si l’Hôtel-Dieu-d’Arthabaska va se faire. Il y a eu des retards, a dénoncé rapidement Alex Boissonneault, candidat du Parti Québécois et député sortant.
Tarek Henoud, du Parti conservateur du Québec, avait aussi dénoncé la situation dans le passé.

Le CIUSSS dit poursuivre activement les travaux pour améliorer les conditions de pratique et répondre aux préoccupations.
Photo : Radio-Canada / Alex Delcourt
Des gens essaient de faire peur avec l’Hôtel-Dieu-d’Arthabaska. L’argent est prévu au Plan québécois des infrastructures (PQI). Il faut arrêter de faire peur aux gens comme quoi ça n’arrivera pas, s’est défendu Keven Brasseur. Il affirme vouloir être un chien de garde de ce projet, s’il est élu. Il prévient d’emblée que les travaux devraient s’étendre sur plusieurs années.
Un vote plus éclairé
Plusieurs dizaines d’étudiants assistaient au débat.
Ça nous a permis d’en savoir plus sur les enjeux de la région et ce que les partis politiques pensent faire, témoigne Raphaël Poiré, un étudiant qui a assisté à l’événement. Je suis un peu indécis dans mes choix. Je réfléchis encore un peu. Avec le débat, ça m’a permis de voir avec quel parti je pouvais m’affilier, a-t-il ajouté.

Le débat organisé au Cégep de Victoriaville a attiré plusieurs dizaines d'étudiants mercredi.
Photo : Radio-Canada / Alex Delcourt
Son ami, Dylan Marcotte, dit avoir trouvé le débat vraiment intéressant.
Plusieurs étudiants ont aussi apprécié le respect entre les candidats. Ça m’en a beaucoup appris, lance un autre étudiant du Cégep de Victoriaville.
Le candidat du Parti libéral du Québec, Thomas Guérette, n’a pas participé au débat. Le Cégep de Victoriaville confirme l’avoir invité.


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