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Alors que des négociations sur l’avenir politique et la tenue d’élections doivent avoir lieu le 1ᵉʳ août sous l’égide des Etats-Unis, les deux camps s’inquiètent de l’ingérence américaine.
Des militants pro-pouvoir et de l’opposition sont descendus séparément dans la rue, mardi 28 juillet, quelques jours avant le début des pourparlers censés organiser, sous supervision américaine, une transition politique au Venezuela.
Sept mois après la capture de Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine, le gouvernement de la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, entamera le 1er août des négociations avec des membres de l’opposition pour le « renforcement de la démocratie », dont beaucoup espèrent qu’elles déboucheront sur une transition politique.
La cheffe de l’opposition et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, n’a pas été invitée, mais a affirmé qu’elle « n’entravera » pas le processus.
A Caracas, ses partisans ont manifesté pour des « élections maintenant ! » alors que des militants pro-pouvoir ont exprimé leur « indignation » quant à des négociations placées sous « tutelle » américaine. « Si nous voulons une transition, nous devons aller vers une élection », a déclaré Henry Alviarez, porte-parole de Vente Venezuela, le parti de Mme Machado.
Ingérence
Cette mobilisation correspond également au deuxième anniversaire de la présidentielle de 2024, marquée par la proclamation contestée de la victoire de Maduro. L’opposition avait revendiqué la victoire d’Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat soutenu par Mme Machado, et avait crié à la fraude. Le Conseil national électoral (CNE), évoquant une attaque informatique, n’a jamais publié de résultats détaillés.
« Lève-toi, Venezuela. La transition vient, et elle se fera avec le peuple, pour le peuple et de nos propres mains », a déclaré Mme Machado dans une vidéo enregistrée et diffusée pour les manifestants.
Le président américain, Donald Trump, avait affirmé vendredi que le Venezuela n’était « pas vraiment prêt » pour de nouvelles élections. Il bloquerait, selon de nombreux observateurs, le retour au pays de Mme Machado, alors qu’il a de nouveau loué le « travail fantastique » de la présidente par intérim Delcy Rodriguez, insistant sur la priorité donnée au développement économique du pays frappé le 24 juin par un tremblement de terre ayant fait plus de 5 500 morts.
Des militants en faveur du pouvoir ont, eux, fait part de leur inquiétude. Ils estiment que Mme Rodriguez aborde cette négociation « avec un pistolet (américain) sur la tempe ».
Le Monde avec AFP


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