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Par Stanislas Poyet envoyé spécial à Bnei Brak (Israël)
Le 29 juillet 2026 à 17h48
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REPORTAGE - Retirés après un tollé, des panneaux imposaient la séparation des hommes et des femmes dans les rues de cette banlieue de Tel-Aviv. L’épisode révèle les multiples tensions d’une communauté face au reste de la société.
Les banderoles ont disparu de la rue Shlomo-Hamelekh. Au-dessus des trottoirs, plus rien n’ordonne désormais aux hommes de marcher d’un côté, aux femmes de l’autre. Dans la ruelle presque déserte, quelques silhouettes en chemise blanche et pantalon noir entassent sur un chariot des dizaines de nappes blanches, froissées et roulées en boule. À quelques mètres, les salles de réception conservent leurs deux entrées distinctes.
Quelques jours plus tôt, de larges panneaux suspendus au-dessus des rues Shlomo-Hamelekh et Ezra, au cœur de Bnei Brak, proclamaient en rouge : « Passage réservé aux hommes uniquement » ; en bleu : « Passage réservé aux femmes uniquement ». Dans cette ville ultraorthodoxe accolée à Tel-Aviv, la séparation des sexes règle depuis longtemps les synagogues, les mariages, les écoles et une partie des rassemblements collectifs. Mais pour la première fois, la règle prétendait se prolonger sur le trottoir.
L’apparition des panneaux, au début de juillet, a provoqué…


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