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Depuis fin juillet, 17 membres d’un réseau de passeurs sont poursuivis par la justice éthiopienne après avoir fait passer plus de 40 000 personnes en Arabie saoudite, via le Yémen.

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A Khor Angar (Djibouti), le 12 avril 2026, un garde-côte surveille des bateaux saisis à des passeurs, utilisés pour emmener des exilés, principalement éthiopiens, vers le Yémen. A Khor Angar (Djibouti), le 12 avril 2026, un garde-côte surveille des bateaux saisis à des passeurs, utilisés pour emmener des exilés, principalement éthiopiens, vers le Yémen.

Après des mois d’enquête, la police éthiopienne a renvoyé 17 personnes devant la justice, le 21 juillet. Elles sont accusées d’être membres d’un important réseau de passeurs qui a permis à plus de 40 000 personnes, en majorité des Ethiopiens, de franchir le détroit de Bab Al-Mandab, du continent africain vers le Yémen.

Dirigé par Mohamed Tahir Aden dit « Wardi », dont la nationalité n’a pas été communiquée, le réseau entrait en contact avec les candidats à l’exil par des intermédiaires opérant dans plusieurs régions du pays, avec à la clé la promesse d’un emploi et d’une vie meilleure en Arabie saoudite.

Accusé de trafic d’êtres humains, de transactions illégales de type hawala – un système informel de transfert d’argent basé sur un réseau d’intermédiaires de confiance qui permet de déplacer des fonds à travers les frontières – et de blanchiment d’argent, le groupe a extorqué plus de 1 milliard de birrs (quelque 5,5 millions d’euros) à ses victimes. Il est aussi soupçonné d’être lié à la mort, sur le chemin de l’exil, de 60 personnes.

Ce coup de filet, le quatrième cette année en Ethiopie pour les mêmes motifs, met en lumière la route migratoire de l’Est qui relie la Corne de l’Afrique aux pays du Golfe. En 2025, les passages y ont explosé : 506 000 mouvements ont été détectés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), soit 18 % de plus que l’année précédente.

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