Wagner: pas Richard le compositeur, mais Vanessa la pianiste. «Atypique, singulière, inclassable», tels sont les mots qu’elle s’entend dire pour tenter de définir son art. Disons qu’elle est tout simplement musicienne, et qu’en marge de ce qu’on appelle communément «le grand répertoire», elle joue aussi beaucoup de musiques d’aujourd’hui. Au Festival Les Inoubliables, à Genève, Vanessa Wagner a ficelé un programme qui éclaire un pan de la musique minimale féminine et d’autres compositrices au croisement de plusieurs styles et modes d’expression.
Formée au Conservatoire de Rennes puis entrée à l’âge de 14 ans au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, la Bretonne était partie pour avoir le profil d’une pianiste classique jouant Bach, Beethoven et Liszt, mais elle s’est vite émancipée de ce modèle dicté par le milieu institutionnel. «On nous demande d’être accompli très jeune, mais ça met du temps pour se découvrir et devenir qui on est. En tant qu’artiste, il m’a fallu des années pour être à l’endroit où j’avais envie d’être. Ça passe par le fait de rencontrer des langages musicaux, des personnalités et parfois de ne pas du tout être en accord avec, ce qui n’est pas grave en soi.»


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