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Une méthode inédite pour repérer précisément les zones les plus exposées aux séismes !

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Aux Etats-Unis, des chercheurs ont mis au point une nouvelle méthode pour repérer les zones où pourraient se produire de puissants tremblements de terre. Toutefois, il est important de souligner qu’il s’agit ici d’une potentielle amélioration de l’évaluation des risques et non d’une réelle capacité de prédire la date à laquelle les séismes se produisent.

Cartographier les segments résistant au mouvement des plaques

Dans le courant de l’année 2026, des tremblements de terre d’une magnitude superieure à 7 sur l’échelle de Richter ont secoué plusieurs pays comme l’Indonésie, les Philippines, le Japon, la Colombie, le Venezuela, ou encore l’archipel de Tonga. La recherche de solutions permettant une amélioration de l’évaluation des risques – et donc leur gestion – se poursuit. Des géophysiciens du Département des sciences de la Terre de l’Université de Californie à Riverside (Etats-Unis) disent avoir mis au point une nouvelle méthode pour tenter d’améliorer les connaissances actuelles.

Ces travaux ayant fait l’objet d’une publication dans la revue Geophysical Research Letters en juillet 2026 propose une approche privilégiant la localisation exacte des zones de danger. Le système repose sur la détection des déformations microscopiques de la croûte terrestre, notamment à l’aide de mesures GPS de haute précision. L’idée est de capturer les mouvements très faibles et très lents du sol, qui se produisent lorsque deux plaques tectoniques se bloquent l’une contre l’autre.

Ensuite, un algorithme traite les données obtenues, afin d’estimer la zone entre les plaques restant fortement verrouillé et donc, assujettie aux fortes tensions. Effectivement, l’outil élaboré par les scientifiques cartographie les segments de failles coincés qui résistent au mouvement des plaques. Ces « points durs » concentrent l’énergie accumulée silencieusement durant des décennies, avant de céder brutalement.

faille san andreasCrédit : Doc Searls / Flickr

Le Kamtchatka comme laboratoire naturel

Afin de valider leur modèle, les chercheurs ont utilisé la zone de subduction du Kamtchatka comme laboratoire naturel. Située dans l’extrême-orient russe, cette région est l’une des régions sismiques les plus actives de la planète. Les géophysiciens ont affirmé que leur algorithme y avait identifié une vaste zone de verrouillage. Or, la méthode s’est confirmé de manière spectaculaire puisque le lieu correspondait exactement au principal point de rupture à l’origine du séisme du 29 juillet 2025 – dont la magnitude était de 8,8 sur l’échelle de Richter.

« Les séismes de grande magnitude surviennent là où les plaques tectoniques sont bloquées par friction et accumulent des contraintes au fil du temps. Nous étudions le déroulement de ce processus avant le séisme de magnitude 8,8 survenu en 2025 au large du Kamtchatka. À partir de mesures satellitaires des déplacements du sol, nous déterminons les zones de la frontière entre plaques qui étaient bloquées et accumulaient de l’énergie avant le séisme, sans présumer de l’endroit où la rupture allait se produire. », peut-on lire dans l’étude.

Une méthode qui ne prévoit pas la date des séismes

Malgré ces résultats prometteurs, il est essentiel de souligner que la méthode ne permet absolument pas de prédire la date exacte à laquelle un tremblement de terre se produira. D’ailleurs, il ne s’agissait pas de l’objectif que les chercheurs tentaient d’atteindre. De plus, la méthode ne permet pas non plus de prévoir l’intensité d’un tsunami résultant d’un séisme dans l’océan. Il faut également savoir que la viabilité du procédé dépend de la quantité de données disponibles. Or, si les balises GPS terrestres semblent efficaces, les mesures manquent encore cruellement en mer, là où se situent les failles sismiques les plus dangereuses du monde.

Enfin, l’équipe de recherche tente désormais d’appliquer sa méthode à d’autres zones de subduction majeures, notamment au Mexique, au Japon et en Nouvelle-Zélande. De prochains travaux pourraient aussi concerner la célèbre faille de San Andreas en Californie, où un « Big One » est attendu dans les prochaines décennies.

Yohan D

Rédigé par Yohan D

Vulgarisateur scientifique depuis plus de dix ans, je m’intéresse à la géographie, aux technologies et à l’environnement. J’espère attirer votre attention sur des sujets captivants !

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