NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À Cap-Brûlé, un secteur de la municipalité de Cap-Acadie, un propriétaire a construit un énorme mur de béton autour de sa maison pour protéger son terrain de l’érosion côtière de la baie de Shediac. Des voisins s'étonnent et demandent une meilleure réglementation concernant la protection des côtes du Nouveau-Brunswick.
Le mur d’une hauteur de quatre mètres environ a remplacé l’enrochement, la méthode de protection contre l’érosion typiquement utilisée dans cette région.
Tom Delworth, un voisin, comprend le besoin pour les gens de la région de protéger leur maison, mais il s'inquiète de l’impact de la nouvelle structure et du flou légal entourant le projet.

Tom Delworth est un résident saisonnier du quartier de Cap-Brûlé. Il s'inquiète de l'impact d'un mur de béton sur l'érosion côtière.
Photo : Radio-Canada / Rhythm Rathi
Comment peut-on donner plus de dents à nos règlements pour protéger les côtes?, se demande-t-il.
Qui est responsable?
Lorsque Sara Mitton a remarqué les travaux de construction à la mi-juin, elle a tenté de savoir qui, au niveau des gouvernements, était responsable.
Une personne m’a dit que ce n’était pas eux, de parler à une autre entité, raconte la résidente de Cap-Brûlé.
La division de planification de la Commission de services régionaux du Sud-Est, Plan 360, confirme avoir délivré un permis pour la construction de la maison et du garage. Mais le porte-parole, Marc-André-Chiasson, indique que l’organisme ne délivre pas de permis pour des structures de protection contre l’érosion. Il renvoie cette responsabilité aux ministères de l'Environnement et des Ressources naturelles.

Le mur a été construit à la limite de la zone d'élévation de la mer, selon les rapports d'arpentage.
Photo : Radio-Canada / Roger Cosman
Mais les deux ministères affirment que la construction d’un tel mur n’est pas de leur juridiction.
La représentante du ministère de l’Environnement, Vicky Lutes, affirme que le site a été inspecté, mais qu’il a été conclu que le projet ne nécessitait pas de permis, car il n’y a pas de cours d’eau ou de terres humides réglementés à moins de 30 mètres.
En 2002, la province a créé un règlement sur modification des cours d’eau et des terres humides. Celui-ci établit ce qui peut ou non être construit dans certaines zones tampons.
Mais ce règlement ne s'applique pas de manière autonome, a précisé M. Lutes, et n'entre en vigueur que lorsqu'une autre loi, un permis, une autorisation ou une procédure réglementaire est mis en œuvre.
Dans le cas de Cap-Brûlé, ces limitations n’étaient pas applicables, mais Mme Lutes indique que son ministère révise sa politique et travaille à rédiger un rapport sur les côtes qui sera publié plus tard cette année.
Où est la limite de la marée haute?
De son côté, le ministère des Ressources naturelles affirme ne pas avoir de compétence puisque le mur n’est pas sur des terres publiques.
Normalement, tout terrain situé à l’intérieur de la zone d’élévation de la mer, soit la limite de la marée haute, est une terre de la Couronne.
Des rapports d’arpentage de l’entrepreneur et de la province ont établi que la ligne de marée haute se trouvait au bas du mur de roche de la propriété.
Mais des voisins sont sceptiques.
C’est étrange, note Tom Delworth, qui a remarqué que le niveau de l’eau dépassait la base du mur lors de la construction.

Des barres d'armature étaient installées le 19 juin. On voit le niveau de marée haute dépasser la structure.
Photo : Radio-Canada / Rhythm Rathi
Ce qu’on voit comme ligne de marée haute ordinaire, ça contredit ce qui a été établi.
CBC n’est pas parvenue à entrer en contact avec le propriétaire du terrain, mais l’entrepreneur responsable des travaux a pointé qu’il n’avait pas besoin de permis pour cet ouvrage et a refusé de commenter davantage.
Une structure dommageable
Selon Jeff Ollerhead, géomorphologue à l’Université Mount Allison de Sackville, l’utilisation d’une telle structure verticale ne serait pas tellement efficace contre l’érosion.
C’est à peu près la pire chose que vous pouvez faire.
Il explique qu’en général, une structure non perméable et verticale est moins durable et fait plus de dommages qu’une option en pente. Un mur de roche incliné permet en effet une meilleure dissipation de l’énergie des vagues. Un mur vertical va créer un phénomène d’affouillement, c'est-à-dire que la force des vagues sera répartie vers le bas, accélérant l’érosion à la base de la structure.
À long terme, ce type d'aménagement peut réduire la largeur des plages et faire disparaître les secteurs propices à la marche.
La politique semble inadéquate
Bien que l’érection du mur soit en dehors du champ de compétence de son ministère, le ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick, John Herron, croit que la structure fait sourciller.
Il a demandé des conseils sur la manière dont la réglementation provinciale peut encadrer les plages.

Le ministre des Ressources naturelles, John Herron. (Photo d'archives)
Photo : Zoom
Ce sont des trésors, c’est un trait distinctif de notre province aussi, constate-t-il.
Le ministre observe que les mesures en place semblent un peu inadéquates et souhaite que son gouvernement puisse s’inspirer des meilleures pratiques d’autres juridictions.
Le professeur Jeff Ollerhead pointe d’ailleurs l’objectif vers l’Ontario, où le gouvernement a établi des limites de recul côté qui sont ajustées dans le temps, pour refléter les dommages des tempêtes et de l’érosion.
C’est la réalité de la montée du niveau de l’eau, rappelle-t-il. Éventuellement, vous devrez avancer et/ou reculer… ou accepter de construire des murs de béton qui ressembleront éventuellement à des quais. Il y aura de l’eau et des murs, mais il n’y aura plus de plage.
Avec des informations d’Erica Butler de CBC


4 hour_ago
13



























.jpg)






French (CA)