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La Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA) a tenu, cette semaine, son assemblée générale annuelle.
Le président de l’organisme est revenu avec les membres sur les nombreux succès vécus au cours des derniers mois.
Denis Fontaine a d’abord rappelé que les Jeux francophones de l’Alberta (JFA), qui se sont tenus en mai à Edmonton, ont accueilli 650 participants, un record pour cette 31e édition de l’événement.
Il a ensuite parlé de la Franco Course, qui a vu son nombre de participants augmenter de plus de 50 %, avec 1391 coureurs et marcheurs.
Le projet Académie Mouflex, qui s’adresse aux jeunes du primaire, a permis de rejoindre 2100 participants, alors qu’ils étaient 2900 pour la conférence virtuelle de Georges St-Pierre.
En tout et pour tout, le président estime que ce sont de 6000 à 8000 personnes qui ont participé à l’une des nombreuses activités organisées au cours de l’année.
La FSFA est de plus en plus présente dans les écoles grâce à ses 44 animateurs sportifs.
Surtout active auprès des jeunes, la Fédération a aussi organisé des activités pour les aînés, notamment des ateliers de pickleball (tennis léger) et de curling en gymnase.
Sur le plan financier, l’organisme compte maintenant sur une contribution d’environ 100 000 $ du gouvernement provincial, ce qui lui permet de continuer à développer de nouveaux projets.
Les Jeux francophones victimes de leur popularité
Les administrateurs et les employés de la FSFA se retrouvent avec un beau problème : les JFA sont à ce point populaires qu’ils ne sont pas en mesure, pour l’instant, de soutenir une croissance annuelle.
Durant de nombreuses années, l’organisation des JFA était l’unique projet, ou presque, de la FSFA. C’est encore ce qui demande le plus de ressources et de temps : Entre 60 et 75 % de l’énergie des employés est déployé envers les JFA, estime le président.
Cette année, on sait déjà qu’il y aura environ 200 participants de moins que l’année dernière. On doit limiter le nombre de participants, car l’école Maurice-Lavallée, qui accueillera les JFA, est plus petite que l’école J.H. Picard qui les accueillait l’an passé.
Le volet artistique des jeux a donc été mis de côté cette année. On a aussi abandonné la présentation de l’épreuve de frisbee ultime.
Des camps de sélection doivent être organisés dans certaines régions où l'on compte plus de participants intéressés que de places disponibles au sein des délégations.
On tente de ne refuser personne; si quelqu’un veut vraiment participer et qu’il n’a pas été choisi dans sa région, on va tenter de le placer au sein d’une autre délégation qui compte moins de participants, dit Denis Fontaine.

Denis Fontaine, président de la Fédération du sport francophone de l'Alberta
Photo : Denis Fontaine
Il affirme aussi que si des camps de sélection sont nécessaires dans certaines régions, on insiste sur le fait que les performances sportives ne sont pas l’unique critère qui doit être pris en compte.
Il faut aussi considérer l’attitude des jeunes, spécifie le président, car, ajoute-t-il, l’objectif est d’être le plus inclusif possible et de permettre aux participants de vivre une expérience dont ils se souviendront toute leur vie.
Compte tenu de l’ampleur des JFA, il devient de plus en plus difficile de les tenir en région. Quand c’est à Edmonton, on doit investir moins d’argent en transport, on a plus d’options de traiteurs pour la nourriture, il y a beaucoup d’infrastructures sportives et on a un bon noyau de bénévoles, c’est donc plus facile.
Cela ne signifie pas que les Jeux francophones seront toujours présentés dans la capitale, nuance cependant Denis Fontaine.
Atteindre directement la clientèle
La FSFA se sert des bonnes relations qu’elle a établies au cours des années avec les écoles francophones pour atteindre une bonne partie de sa clientèle.
Au cours des dernières années, un effort particulier a été fait pour toucher aussi les élèves d’immersion française.
Grâce à son projet Académie Mouflex, la FSFA offre des services aux jeunes de la maternelle à la sixième année, une clientèle qui n’était pas vraiment desservie par l’organisme auparavant.
Denis Fontaine admet que les contacts sont plus difficiles avec la clientèle qui se trouve à l’extérieur d’Edmonton.
Sur ses 44 animateurs sportifs, 33 sont à Edmonton, 8 à Calgary et 1 dans chacune des régions de Grande Prairie, Red Deer et Fort McMurray.
L’argent que nous avons reçu du gouvernement provincial va nous aider à diversifier nos services dans le reste de la province, affirme Denis Fontaine, fier d’annoncer qu’un employé établi à Calgary sera ajouté à la liste du personnel de la FSFA, dans les prochaines semaines.
Même si elle dit avoir touché de 6000 à 8000 personnes avec ses activités l’an passé, la FSFA ne compte que 242 abonnés à son infolettre.
L’engagement sur les médias sociaux est un peu plus élevé, avec 2300 personnes qui suivent la Fédération sur Facebook, 1969 sur YouTube, 930 sur Instagram et 44 sur TikTok.
Les Jeux francophones de l’Alberta seront présentés du 22 au 24 mai.


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