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Par Léa Pippinato Publié le 17 sept. 2026 à 20h51
Il y a les bâtiments devant lesquels on passe toute l’année sans savoir ce qu’ils cachent, les monuments que l’on croit connaître jusqu’au jour où une porte habituellement fermée s’ouvre, et puis des endroits auxquels personne ne penserait spontanément lorsque l’on parle de patrimoine.
C’est précisément tout l’intérêt des Journées européennes du patrimoine, ou JEP, qui reviennent samedi 19 et dimanche 20 septembre pour une 43e édition : pendant deux jours, partout en France, des lieux historiques, administratifs, industriels, religieux, culturels ou naturels deviennent accessibles gratuitement ou à tarif réduit, souvent avec des visites conçues spécialement pour l’occasion. Dans l’Hérault, le choix est suffisamment vaste pour délaisser un moment les circuits les plus évidents.
Dans les réserves de 15 000 costumes
Quelques kilomètres suffisent pour changer totalement de décor. La Costumotek, au 141 square Jupiter à Montpellier, conserve plus de 15 000 costumes et accessoires, mais l’intérêt de la visite tient surtout à tout ce qui se passe autour de cette impressionnante garde-robe.
Les portes ouvertes permettent de pénétrer dans les espaces où les pièces sont conçues, ajustées, réparées et restaurées, avec tout ce que cela suppose de savoir-faire parfois invisibles une fois le costume arrivé sur scène. On comprend alors qu’un vêtement de spectacle possède sa propre histoire, qu’il peut passer entre plusieurs mains, être modifié pour un nouvel interprète ou retrouver une seconde jeunesse après des années de stockage. Une sortie particulièrement intéressante pour ceux qui préfèrent les coulisses aux vitrines.
> Costumotek, 141 square Jupiter, Montpellier. Visites samedi 19 septembre à 10h, 11h30, 14h et 15h30. Participation gratuite sur réservation par mail à [email protected]. Le nombre de places étant limité, mieux vaut vérifier la disponibilité du créneau choisi avant de venir.
Le Peyrou, mais depuis une pièce presque toujours fermée
Des milliers de personnes traversent chaque semaine la promenade du Peyrou sans entrer dans les petits bâtiments qui encadrent son entrée. Ce week-end, le corps de garde nord devient justement accessible et offre un prétexte assez rare pour regarder autrement l’un des ensembles monumentaux les plus connus de Montpellier.

Une courte exposition y retrace la transformation du site, ancien promontoire couvert de garrigue devenu à partir de la fin du XVIIe siècle une promenade royale monumentale, avec la statue de Louis XIV, l’arc de triomphe, l’aqueduc et le château d’eau. L’intérêt réside moins dans la durée de la visite que dans l’occasion de pénétrer dans une pièce qui reste habituellement hors du parcours du public, alors qu’elle fait partie intégrante du décor du Peyrou.
> Corps de garde nord de la place royale du Peyrou, Montpellier. Samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 13h puis de 14h à 18h. Entrée gratuite et sans réservation. Le site est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Le Théâtre Molière montre ce qu’il cache derrière le rideau
Un théâtre vide ne ressemble jamais tout à fait à celui que l’on découvre quelques minutes avant le début d’un spectacle. À Sète, le Théâtre Molière profite des JEP pour montrer cette autre facette de son bâtiment, inauguré en 1904 et conçu selon les codes du théâtre à l’italienne.
Le public pourra évidemment retrouver la grande salle, ses balcons et ses décors, mais plusieurs rendez-vous s’intéressent davantage à la mécanique du lieu : l’équipe technique, les équipements, la sécurité incendie ou encore l’imposant lustre suspendu au-dessus des fauteuils. Autant de détails auxquels le spectateur prête rarement attention lorsqu’il vient voir une pièce ou un concert, mais qui racontent la vie quotidienne d’une scène presque autant que son architecture.
> Théâtre Molière, avenue Victor Hugo, Sète. Ouverture samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 18h. Plusieurs visites et rencontres sont proposées au cours du week-end. Certaines sont accessibles librement, d’autres nécessitent une réservation préalable ; les horaires précis dépendent de l’animation choisie.
Des comédiens parmi les tombes du cimetière marin
Il domine la Méditerranée et possède déjà, sans aucune animation, une atmosphère difficile à confondre avec celle d’un autre cimetière. Dimanche matin, le cimetière marin de Sète devient pourtant le décor d’une visite théâtralisée au cours de laquelle les histoires de plusieurs personnalités enterrées sur place reprendront voix.
Paul Valéry et Jean Vilar figurent parmi les noms les plus célèbres, mais le parcours s’intéresse aussi aux artistes, aux jouteurs et à différentes figures de la mémoire sétoise. De jeunes comédiens, sous la direction de Géraldine Sidobre et Jean-Michel Balester, ponctueront cette promenade qui mêle histoire locale, théâtre et panorama sur la mer, loin de la visite patrimoniale traditionnelle menée devant une succession de plaques.
> Cimetière marin de Sète, dimanche 20 septembre à 10h. Visite gratuite sur réservation, limitée à 20 participants. Inscription au 04 99 04 72 08. Compte tenu de la faible jauge, mieux vaut vérifier la disponibilité avant de se présenter sur place.
Sous le sable d’Agde, les bunkers ressortent de l’histoire
Depuis la plage de la Tamarissière, difficile d’imaginer tout ce que le béton raconte encore de la Seconde Guerre mondiale. Le site conserve plusieurs ouvrages construits à partir de 1942 dans le cadre du dispositif défensif allemand surnommé le « Mur de la Méditerranée ».

Pendant les JEP, quatre bunkers restaurés peuvent être parcourus et le bunker 607, cinquième ouvrage remis en état, doit lui aussi ouvrir exceptionnellement. Le parcours revient sur l’organisation militaire du secteur, le poste de commandement, l’hôpital et la vie quotidienne durant l’Occupation. Pour donner davantage de relief à cette plongée dans les années 1940, une exposition consacrée à la Légion étrangère, des véhicules anciens, du matériel historique et un campement reconstitué complètent le dispositif. On est ici très loin de la visite d’un château derrière un cordon de velours.
> Site des bunkers de la Tamarissière, accès depuis le parking Antoine Groignard, à Agde. Ouverture samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 9h30 à 12h30 puis de 14h à 18h. Entrée gratuite. Prévoir des chaussures adaptées pour circuler confortablement sur le site.
Voir une carrière fonctionner à Saint-Pons-de-Thomières
Le patrimoine n’est pas nécessairement ancien, silencieux ou couvert de poussière. La carrière de Saint-Pons-de-Thomières en apporte une démonstration assez spectaculaire puisqu’elle participe pour la première fois aux Journées européennes du patrimoine tout en restant un véritable site industriel.
Des visites en bus permettront d’observer l’exploitation et de comprendre le chemin parcouru par la roche, depuis son extraction jusqu’à sa transformation et sa valorisation. Les engins utilisés quotidiennement seront également présentés de près, ce qui devrait suffire à attirer les plus jeunes avant même les ateliers prévus spécialement pour eux. Peinture sur pierre, chasse au trésor et autres animations complètent cette journée qui raconte aussi une facette économique du Haut-Languedoc, là où géologie, paysage et activité humaine restent étroitement liés.
> Carrière de Saint-Pons-de-Thomières, samedi 19 septembre de 8h30 à 17h30. Accès libre et gratuit. Des visites du site en bus et des animations pour les enfants sont prévues tout au long de la journée. Se renseigner sur place pour les horaires des départs.
Chercher une ancienne voie romaine dans le Minervois
À La Caunette, près de Minerve, pas de grande façade ni de salle d’apparat : la matière première de la visite se trouve sous les pieds. Un géologue spécialiste des voies anciennes propose de suivre le grand chemin reliant Saint-Pons à Narbonne et d’observer les indices qui pourraient témoigner d’une origine romaine.

Relief, nature du sol, tracé, portions conservées et archives sont confrontés au fil de cette sortie qui se rapproche davantage d’une enquête de terrain que d’un cours d’histoire. L’intérêt tient justement aux incertitudes : tout n’est pas définitivement établi et les participants découvrent comment les chercheurs construisent une hypothèse à partir d’indices dispersés dans le paysage. Une bonne option pour ceux qui préfèrent marcher dans la garrigue plutôt que circuler dans les couloirs d’un musée.
> Rendez-vous quartier de la Mine, à La Caunette. Départs samedi 19 et dimanche 20 septembre à 10h, pour une visite qui se termine vers 12h. Gratuit. Parking disponible au quartier de la Mine. Prévoir chaussures de marche, eau et protection adaptée à la météo.
Une petite collection archéologique là où on ne l’attend pas
Quarante ne possède évidemment pas la fréquentation des grands musées de Montpellier ou de Béziers, et c’est précisément ce qui rend le détour intéressant. Le musée archéologique installé place de l’Abbadié rassemble des objets découverts sur le territoire communal, où plusieurs millénaires d’occupation humaine ont laissé leurs traces.

Les collections permettent de passer du Néolithique au Moyen Âge sans quitter ce village du Biterrois, avec des vestiges qui replacent l’histoire locale dans une chronologie beaucoup plus vaste. Pour les JEP, le musée bénéficie d’une ouverture exceptionnelle et se visite librement. C’est le genre d’adresse que l’on peut facilement associer à une promenade dans le village ou à une autre étape dans le Minervois, sans consacrer toute sa journée à une seule sortie.
> Musée archéologique, place de l’Abbadié, 34310 Quarante. Samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 12h puis de 14h à 16h. Entrée gratuite, visite libre et aucune réservation nécessaire.
Ensérune, 2 500 ans d’histoire et un sacré panorama
Installé sur une colline qui domine la plaine, l’oppidum d’Ensérune mérite autant le déplacement pour son paysage que pour ce qu’il reste de la cité antique. La visite guidée traverse les vestiges des quartiers d’habitation et replace le site dans les échanges qui ont longtemps relié mondes celte, ibère, grec, étrusque et romain.

Le musée complète la promenade avec les objets découverts au cours d’un siècle de fouilles : monnaies, céramiques, outils et armes permettent de remettre un peu de vie derrière les murs et les silos creusés dans le sol. L’emplacement stratégique du site devient particulièrement évident lorsque l’on regarde la plaine depuis les hauteurs, ce qui explique en partie pourquoi des populations ont choisi cet endroit bien avant l’arrivée des routes et du canal du Midi.
> Oppidum d’Ensérune, Nissan-lez-Ensérune. Visite guidée samedi 19 septembre de 10h30 à 11h30. Participation gratuite. Le site se rejoint notamment par la D162E ; l’accès par Colombiers est signalé comme difficile. Renseignements au 04 67 32 60 35.
3,5 millions de dossiers de cheminots dorment à Béziers
À Béziers, le Centre national des archives du personnel de la SNCF conserve quelque 3,5 millions de dossiers individuels de cheminots, soit une quantité assez vertigineuse de photographies, de carrières professionnelles et de fragments de vies. Pour les JEP, ce lieu normalement fermé au public sort quelques-uns de ces visages de ses rayonnages grâce à un jeu inspiré de la bataille, conçu à partir d’anciens portraits professionnels.
Derrière l’aspect ludique, la visite permet surtout de comprendre comment sont classées, conservées et exploitées des archives d’une telle ampleur. Les personnes qui comptent un cheminot parmi leurs parents ou grands-parents pourront également tenter de retrouver sa trace, ce qui donne soudain une dimension très personnelle à ces kilomètres de documents administratifs.
> Centre national des archives du personnel SNCF, Béziers. Séances samedi 19 septembre à 9h30, 11h, 14h et 15h30, puis dimanche 20 septembre à 10h, 14h et 15h30. Gratuit sur réservation. Les places sont limitées.
Huit kilomètres pour relier Bayssan à Fonseranes
Quitte à découvrir le patrimoine, autant parfois mettre de bonnes chaussures. Une randonnée culturelle d’environ huit kilomètres relie samedi le Domaine de Bayssan aux neuf écluses de Fonseranes, avec trois heures de marche entre paysages viticoles, haies, propriétés privées et vues sur la cathédrale Saint-Nazaire.
Le parcours permet surtout de comprendre comment l’histoire de Béziers s’inscrit dans son territoire plutôt que de considérer chaque monument séparément. L’arrivée à Fonseranes offre un beau point final : l’impressionnant escalier d’eau lié au canal du Midi rappelle l’ampleur du projet porté au XVIIe siècle par Pierre-Paul Riquet. Une sortie qui combine patrimoine, paysage et activité physique sans demander pour autant de partir toute la journée en randonnée.
> Départ samedi 19 septembre à 9h30 du Domaine de Bayssan. Parcours d’environ 8 kilomètres et 3 heures, accessible à partir de 12 ans. Gratuit sur réservation, avec un groupe limité à 20 participants. Chaussures adaptées, eau et protection solaire fortement conseillées.
220 marches pour regarder Lodève d’en haut
La cathédrale Saint-Fulcran est familière aux habitants de Lodève, son clocher beaucoup moins. Samedi matin, les plus matinaux pourront gravir les 220 marches qui conduisent jusqu’au belvédère et profiter d’un point de vue rarement accessible sur la ville, les toits et les reliefs alentour.
La montée permet au passage d’observer autrement l’architecture de l’édifice, loin du parcours classique effectué depuis la nef, avant de déboucher sur un panorama qui justifie l’effort. Le choix d’un départ à 8h30 apporte aussi quelque chose à l’expérience : la ville n’a pas encore tout à fait commencé sa journée et la lumière de septembre offre, si la météo coopère, un visage différent au paysage lodévois.
> Cathédrale Saint-Fulcran, Lodève. Rendez-vous samedi 19 septembre à 8h30. Gratuit sur réservation au 06 43 51 06 37. Le rendez-vous est impératif et l’ascension comprend 220 marches ; prévoir des chaussures confortables et tenir compte de l’effort physique avant de s’inscrire.
Une cour de musée transformée en chantier de fouilles
Le Musée de Lodève propose une approche nettement plus terre à terre avec sa « méga fouille », destinée notamment aux familles. Dans la cour, un vaste espace de fouilles permet aux participants de chercher des objets, de les dégager avec précaution puis d’essayer de comprendre ce qu’ils racontent.
Derrière le jeu, l’atelier explique assez simplement le travail des archéologues et rappelle qu’une découverte n’a d’intérêt que si l’on sait où elle a été trouvée, dans quelle couche et à proximité de quels autres vestiges. Les enfants ne repartent donc pas seulement avec le plaisir d’avoir mis les mains dans la terre : ils découvrent comment un objet parfois banal peut devenir un indice historique une fois replacé dans son contexte.
> Musée de Lodève, square Georges Auric. Ateliers samedi 19 et dimanche 20 septembre à 14h et 15h30. Durée d’environ 45 minutes. Gratuit sur réservation, à partir de 7 ans. Chaque séance accueille au maximum 15 participants.
Du Larzac à l’Himalaya sans quitter l’Hérault
Au nord du département, Lérab Ling possède probablement l’un des bâtiments les plus inattendus du week-end. Le temple bouddhiste tibétain de Roqueredonde reprend les codes architecturaux et décoratifs des monastères de l’Himalaya, mais se dresse au milieu des paysages du Lodévois et du Larzac.
Pendant deux jours, les visiteurs peuvent découvrir le sanctuaire, son histoire et les symboles présents dans son décor, mais aussi assister à des conférences, s’initier à la méditation ou écouter le musicien tibétain Loten Namling. Des activités destinées aux enfants et un atelier autour de l’art sacré tibétain complètent le programme. Plus qu’une simple ouverture de monument, la proposition permet donc de comprendre les usages d’un lieu toujours vivant et consacré à une pratique spirituelle contemporaine.
> Lérab Ling, Roqueredonde. Ouverture samedi 19 septembre de 10h à 18h et dimanche 20 septembre de 10h à 17h. Tarif annoncé : 6 euros pour les adultes, gratuit pour les moins de 15 ans. Restauration végétarienne et spécialités tibétaines proposées sur place. Vérifier les horaires des conférences, concerts et ateliers avant le déplacement.
Une « cathédrale » de bois cachée dans une ancienne cave
À Montouliers, dans le Minervois, pas de cathédrale au sens religieux du terme mais un décor suffisamment singulier pour avoir gagné ce surnom. L’artiste Daniel Toucheteau a installé son atelier et son lieu de vie dans une ancienne cave vigneronne qu’il a progressivement transformée grâce à son travail de peintre et de sculpteur sur bois.

L’intérieur est aujourd’hui présenté comme une « cathédrale de dentelle de bois », formule qui donne une idée de l’accumulation de sculptures et de formes qui occupent le bâtiment sans vraiment préparer à ce que l’on découvre une fois la porte franchie. L’endroit possède surtout l’avantage de ne ressembler à aucun des monuments classiques du programme et rappelle qu’un patrimoine peut aussi naître de l’imagination d’un artiste contemporain.
> Ancienne cave vigneronne (15 rue de la Mairie), Montouliers. Ouverture samedi 19 et dimanche 20 septembre de 10h à 12h puis de 14h à 18h. Visite libre ou commentée selon les moments. Entrée gratuite et sans réservation. Plus d’informations au 04 67 89 45 23.
Les portes de Verchant s’ouvrent au-delà de l’hôtel cinq étoiles
On connaît surtout le Domaine de Verchant pour son hôtel cinq étoiles et ses vignes, mais cette ancienne propriété de Castelnau-le-Lez conserve une histoire bien plus ancienne que son activité actuelle. Pour les JEP, des visites guidées permettent justement d’accéder à plusieurs espaces habituellement réservés aux hôtes et de remonter les différentes époques du domaine. Le parcours traverse les parties historiques du château et l’ancien pigeonnier, avant de rejoindre les jardins dessinés au XIXe siècle par les frères Bühler, célèbres architectes paysagistes auxquels on doit notamment le parc de la Tête d’Or à Lyon.

La promenade se poursuit vers la grotte et le ruisseau, puis fait un bond dans le temps avec le Cube, construction contemporaine en verre où sont présentés des vestiges archéologiques découverts sur la propriété. Entre demeure ancienne, parc, vignoble, traces du passé et architecture actuelle, la visite permet surtout de découvrir ce qui se cache derrière une adresse que beaucoup connaissent de nom sans avoir jamais eu l’occasion d’en franchir les portes.
> Domaine de Verchant, Castelnau-le-Lez. Visites guidées gratuites d’environ une heure samedi 19 septembre, puis dimanche 20 septembre. Réservation obligatoire et nombre de places limité. Le domaine est situé aux portes de Montpellier ; les indications précises d’accès sont communiquées lors de la réservation
Un jardin historique à l’abri du centre de Montpellier
On termine par un endroit beaucoup plus discret que son célèbre voisin. Le Jardin de la Reine constitue une parcelle historique du Jardin des Plantes de Montpellier, le plus ancien jardin botanique de France, mais son histoire et sa configuration restent méconnues d’une partie des Montpelliérains.
À l’origine, Pierre Richer de Belleval, pionnier de la botanique moderne, l’utilisait comme espace d’expérimentation. Aujourd’hui, le lieu associe cette mémoire scientifique à la biodiversité, avec des plantes médicinales, aromatiques et tinctoriales, mais aussi toute une petite faune d’insectes et d’oiseaux. Les visites commentées permettent ainsi de relier l’histoire de la médecine et de la botanique à des questions très actuelles sur la préservation des espèces et des espaces urbains.
> Jardin de la Reine, 1 bis rue du Jardin de la Reine, Montpellier. Visites samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 12h puis de 14h à 17h. Gratuit et sans réservation. Le jardin est accessible aux personnes à mobilité réduite.
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